Boycott: la PJDiste Mae El Ainin critique les siens

“Wa chahida chahidoune mine ahliha”! Cette expression, signifiant qu’un témoin de sa propre famille a témoigné va comme un gant à certaines divergences qui commencent à pointer au sein des composantes du parti islamiste au pouvoir!

Le témoin dont il s’agit n’est autre, en l’occurrence, que de “la Pasionara du PJD”. Commentant les menaces de certains ministres de son parti de sévir juridiquement contre les adeptes de la campagne de boycott, Amina Mae El Ainin s’est exprimée là-dessus dans une longue publication postée sur sa page officielle Facebook.

“S’attaquer à une initiative citoyenne, civilisationnelle et légale, essayer de la diaboliser, l’accuser de nuire aux intérêts économiques du pays et user de menaces contre ses adeptes est synonyme de mettre le couteau dans la plaie et de fermer la porte à toute solution de compromis”, écrit Mae El Ainin.

A propos de la possibilité de recourir à la justice à l’encontre des boycotteurs, évoquée par certains de ses “frères” et néanmoins ministres, la députée PJDiste ne mâche pas ses mots. Elle récuse fermement une quelconque intervention intempestive du gouvernement dans une affaire qui n’est ni de son ressort, ni faisant partie des ses prérogatives.

Et de préciser que même la loi a laissé ce soin à d’autres instances assujetties constitutionnellement et juridiquement. Quant aux allégations gouvernementales taxant la campagne de boycott de colporter de “fausses informations”, elles sont nulles et non avenues, “une aventure lourde de conséquences” et participant à des accusations et à des jugements dans un pays où l’indépendance de la justice est toujours sujette à moultes interrogations, renchérit Amina Mae El Ainin dans son incendiaire publication facebookienne.

Le tir fratricide de “la Pasionara du PJD” n’épargne pas non plus le fait que le gouvernement semble agir comme porte-parole et avocat de sociétés dont il se mêle des bénéfices et des mentalités mercantiles. Alors que, tout au contraire, son vrai rôle est de veiller au respect du principe de la concurrence loyale, au service des intérêts des citoyens, et des seuls citoyens, sans nulle autre considération.

Et de conclure que le peuple, qui ne fait que courber l’échine face à la faramineuse cherté du coût de la vie, ayant trouvé les moyens idoines qui lui sont propres afin de faire entendre sa voix, ne saurait être considéré comme un adversaire. Ceci, car le peuple, et lui seul, est la source et être à son service est l’objectif ultime, A part cela, le reste n’est que spéculation et moyen de fuite en avant.

Larbi Alaoui

Articles similaires

Suggestions d’articles

Maroc: un armement russe qui déplaît aux Etats-Unis

Le Maroc pourrait rejoindre la liste de plusieurs pays désirant acquérir des S-400 russes.