Benkirane incite-t-il El Othmani à démissionner?

Eh oui! C’est toujours lui qui crée l’évènement en allant au charbon au risque de se faire « lapider », encore et toujours, par plusieurs parties. Lui, c’est le verbeux ex-chef de gouvernement et ancien patron du parti de la Lampe, le seul, l’unique Abdelilah Benkirane!

Cette fois-ci, c’est à propos des langues d’enseignement de certaines disciplines scientifiques qu’il a récidivé dans son intervention, dimanche soir. Du même coup, il a réussi même à semer une certaine zizanie au sein de ses « frères » du groupe parlementaire du PJD.

Et une source, ayant préféré garder l’anonymat, a fait part de la crainte de Saâeddine El Othmani, secrétaire général du PJD, de voir une scission au sein du groupe parlementaire au moment du vote de la loi-cadre, ce lundi, lors de la réunion extraordinaire sur le sujet.

Les avis sur la question étaient si partagés que le chef du groupe parlementaire a décidé le report dudit vote de la loi-cadre sur l’enseignement à une date non précisée, voire même laisser la décision finale entre les mains du secrétariat général du parti.

L’intervention dominicale de Benkirane, rapporte la même source, était tellement omniprésente lors de la réunion de la première Chambre que certains membres du groupe l’avaient prise pour argent comptant. Et ce, en arguant de l’expérience avérée de l’ancien patron du parti islamiste en le domaine, en tant que l’une des personnes ayant suivi le déroulé de ce dossier depuis le début.

A signaler que Benkirane avait appelé les parlementaires du PJD, ainsi que les ministres islamistes, à assumer pleinement leurs responsabilités historiques en ce qui concerne le projet de loi-cadre sur l’enseignement. « Même si cela pourrait conduire à la dissolution du Parlement, voire de l’Exécutif! », avait-il soutenu.

D’autre part, et via sa page officielle Facebook, Abdelilah Benkirane a tenu à affirmer que s’il avait été encore chef de gouvernement, jamais il n’aurait permis que le projet de la loi-cadre sur la réforme l’enseignement ait été abordé de la façon actuelle.

D’autre part, dans un enregistrement sonore, l’ancien secrétaire général du PJD n’a pas été tendre vis-à-vis de son successeur. « Tendre » est un doux euphémisme puisque Benkirane somme ouvertement El Othmani de jeter purement et simplement l’éponge en tant de chef de gouvernement et de partir ‘la tête haute' ». Et d’enfoncer le clou en affirmant que le blocage, qu’avait connu la formation du gouvernement et ayant eu pour conséquence son limogeage, est moins conséquent, moins pire que celui concernant le projet de la loi-cadre sur la réforme de l’enseignement!

Larbi Alaoui (avec Kawtar Zaki)

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