Benabdellah: « La crise du Covid-19 a démontré l’exclusion d’une large catégorie de la société »

La généralisation de la couverture sociale est un investissement dans le capitale humain pour qu’il soit plus productif dans le cycle économique, a estimé ce jeudi à Rabat, le secrétaire général du Parti du progrès et du socialisme (PPS), Nabil Benabdellah.

S’exprimant lors d’une conférence digitale organisée par le bureau politique du PPS sur « La couverture sociale globale, un investissement productif », Benabdellah a souligné que la généralisation de la couverture sociale constitue un investissement dans le capital humain pour qu’il soit productif et contribuera au cycle économique, notant que « le soutien fera de lui un consommateur et un contributeur à la production pour qu’il se transforme plus tard à un investisseur ou un entrepreneur ».

Il a, à cet effet, fait savoir que le Royaume a déployé d’énormes efforts en matière de couverture sociale et dispose depuis des décennies d’un régime de retraite et de couvertures sanitaires pour certaines catégories, dont les fonctionnaires, relevant que ces systèmes sont insuffisants puisqu’ils ne couvrent pas une large couche de la société.

« La crise de la Covid-19 a démontré plusieurs fragilités et l’exclusion d’une large catégorie de la société », a poursuivi le secrétaire général, soulignant la nécessité de généraliser la couverture sociale, étant donné que le Maroc ne peut poursuivre sa voie vers le processus de développement sans accorder une importance à la dimension sociale.

De son côté, El Hossein El Ouardi, membre du bureau politique du parti, a indiqué que le Royaume a réalisé de grands progrès en matière de couverture sociale, puisqu’il affichait un taux d’environ 13% en 2005, suivie de l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO/34%), la couverture AMO étudiants en 2015 et la couverture sociale pour les professions libérales et les indépendants non salariés, dont le taux est actuellement à 60%.

L’ancien ministre a relevé que la couverture sociale apporte une aide précieuse au citoyen sur les plan social, sanitaire et psychologique, tandis qu’elle confronte le gouvernement à des enjeux majeurs, notamment dans les domaines des finances, de la gouvernance, de la gestion, de la mise en œuvre, des ressources humaines ou encore des infrastructures, mettant en avant les défis que représente la réforme du système de santé au Maroc.

Pour sa part, le membre du bureau politique du parti, Abdelouahed Sahil a affirmé que les Nations Unies considèrent la couverture sociale universelle comme un droit humain indispensable, abordant son rôle dans la redistribution des richesses et les opportunités qu’elle offre dans l’inclusion économique.

Il a ajouté que, selon le rapport du Conseil économique, social et environnemental (CESE), le Maroc alloue 5% du produit intérieur brut (PIB) aux dépenses publiques au profit de la couverture social, poursuivant que 60% de la population active ne bénéficie pas d’une couverture-retraite et que 46% de la population active ne bénéficie pas d’une couverture médicale.

M.S. (avec MAP)

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