Amina Maelainine revient sur l’affaire des photos prises à Paris

L’année 2019 n’était pas de tout repos pour Amina Maelainine. En janvier dernier, la députée PJDiste était dans le cœur de la tempête suite à la diffusion de ses photos sans voile à Paris. Les clichés avaient provoqué un véritable tollé et poussé certains Marocains à l’accuser d’ «hypocrisie». Quelques jours après le scandale, le PJD, qui n’a affiché aucun soutien pour la députée, l’a éjectée du poste de 7ème vice-président qu’elle occupait à la Chambre des représentants. Amina Maelainine avait tenté tant bien que mal de se défendre, en vain.

Un an après cette histoire, la députée est revenue sur cet épisode qu’elle préfère certainement enterrer, se rappelant la douleur qu’elle avait éprouvée au moment de la diffusion de ces photos. «La tempête, qui a duré plusieurs mois, était violente. Je crois qu’aucune politicienne au Maroc n’a vécu cette souffrance. Je devais gérer cette guerre et en sortir plus forte. Personne ne m’avait épargnée. Je devais protéger mes deux enfants. Lors d’un dîner, je leurs ai montré ces photos afin qu’ils soient prêts à toutes les attaques dont ils pourraient être victimes dans la rue ou à l’école. Mais heureusement, leurs enseignants et le staff de leur école ont su parfaitement gérer la situation et mes enfants n’ont jamais reçu de remarques désobligeantes de la part d’autres élèves», a écrit Amina Maelainine sur son compte Facebook.

Et d’ajouter : «Je pensais à ma mère qui s’est toujours inquiétée pour moi quand j’ai intégré la politique. Je pensais à ma sœur qui était enceinte et avait une grossesse à risque. Je lui avais demandé de quitter Facebook parce que la campagne de diffamation dont j’étais victime l’affectait lourdement. Je devais également être présente pour mes amis et leurs montrer que j’étais forte. Je n’avais pas le droit de flancher. Ce qui est certain, c’est que les critiques qui m’ont été adressées ne m’ont pas affectée. C’est surtout le silence de certains membres du parti au sein duquel j’ai milité depuis mon jeune âge qui m’a déçue. J’ai été choquée par la méchanceté de certains PJDistes qui jubilaient et exploitaient cette histoire pour tenter de m’enterrer politiquement. J’ai été poignardée dans le dos par certains «frères» et «sœurs» du parti qui ne m’ont même pas accordée cette chance de leur expliquer ce qu’il en est réellement. Certains se sont chargés de diffuser de graves rumeurs me concernant, cherchant à m’écraser davantage. En revanche, j’étais si heureuse de recevoir le soutien de grandes personnalités politiques qui m’appelaient à être forte. Un célèbre politicien et son épouse m’appelaient souvent pour me réconforter lors de cette mauvaise passe et me conseiller de prendre soin de mes enfants et de ma famille pendant cette guerre. Il n’était pas du PJD…».

Maelainine a également confié qu’une membre de son parti lui avait envoyé un message, lui demandant de présenter sa démission et de quitter le Maroc. «Elle m’a même menacé de divulguer certains secrets que je lui avais confiés. Je l’ai remerciée et lui ai assuré que je n’allais pas démissionner, que je resterai dans mon pays parce que les Marocains, heureusement, ne lui ressemblaient pas. L’année 2019 m’a appris beaucoup de choses. Bonne année à tous ! Dans l’espoir que personne n’ait un jour la malchance de vivre le lynchage auquel j’ai eu droit», a conclu Maelainine.

Noura Mounib

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