Agression d’un diplomate marocain: l’Algérie choisit encore une fois la fuite en avant

« Ce n’est pas le diplomate algérien de haut rang qui a agressé le diplomate marocain El Khamlichi. Tout ceci n’est qu’une piètre pièce de théâtre et un scénario de mauvais goût ». Voilà en substance la réponse du ministère algérien des affaires étrangères à propos de l’incident qu’a connu le colloque du groupe des 24 sur les territoires non-autonomes qui se tient à Saint-Lucie aux Caraïbes.

Pour Alger, la version marocaine n’est que pure mensonge et une « autre vaine tentative de porter atteinte à l’image de l’Algérie ». Ainsi, donc, la version exacte, selon Ramtane Lamamra est tout autre.

« Une membre de la délégation algérienne a subi tout au long des préparatifs de cette rencontre une série d’actes de harcèlement de la part du diplomate marocain et de la délégation l’accompagnant, ce qui a contraint les organisateurs à lui assurer une protection rapprochée et tout le reste n’est que pure invention », précise étrangement le communiqué du ministère algérien.

Quid de l’agression? Quid de la plainte? Quid des témoignages des autres délégations? Ramtane Lamamra balaie tout d’un revers de main et indique que tout a été préfabriqué pour masquer « les multiples déconvenues de la diplomatie marocaine à l’échelle internationale, notamment sur la question du droit du peuple sahraoui frère à l’autodétermination ».

C’est à se demander si les responsables algériens vivent sur la même planète que le Maroc!

Rappelons que suite de l’agression dont a été victime le diplomate marocain, Mohamed Ali El Khamlichi, par le Directeur général du ministère algérien des Affaires étrangères, le Chargé d’affaires de l’Ambassade d’Algérie à Rabat a été convoqué au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération Internationale.
On lui a expliqué « l’étonnement du Royaume du Maroc face à cet acte qui transgresse tous les us et pratiques diplomatiques, et qui a été perpétré par le représentant d’un pays qui n’a cessé de clamer, haut et fort, qu’il n’est pas partie au différend régional autour du Sahara marocain », indique vendredi le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.

Face à cet acte inadmissible de la part d’un très haut responsable diplomatique algérien, il lui a été demandé que des excuses soient présentées, souligne la même source.

T.J.


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