Affaires Ramid et Amekraz: le PJD brise (enfin) le silence

Le secrétariat général du Parti de la justice et du développement a publié un communiqué après une réunion, en deux phases, mardi et jeudi, contenant les conclusions de la Commission d’intégrité et de transparence sur les sujets de Ramid et Amekraz, concernant l’omission de déclarer leurs employés à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).

Le communiqué comprend plusieurs conclusions pour un même sujet, ouvrant ainsi la porte aux interprétations. Le communiqué déclare apprécier « les avantages matériels importants que Maître Mustafa Ramid a accordé à sa secrétaire, afin de prendre en charge une grande partie de ses frais de traitement, comme l’indiquent les témoignages -comprenant ceux de ses proches- recueillis par la Commission pour l’intégrité et la transparence, avant que le dossier ne soit soulevé par certains médias et sur des plateformes de réseaux sociaux ».

Mais d’autre part, le même communiqué affirme que « quelles que soient les circonstances qui n’ont pas permis la déclaration des employés des deux concernés, le fait de ne pas les déclarer constitue une violation de la loi, pour autant que leur déclaration reste, avant tout, un devoir pour l’employeur ». Dans le même contexte, le communiqué indique que Mohamed Amekraz est tombé dans la même erreur: « Notons l’empressement du bureau de Maître Amekraz pour rétablir la situation conformément aux exigences légales en vigueur dans de tels cas ». Cependant, le secrétariat n’a pas prononcé de sanctions pour ces omissions, au contraire, il a exprimé: «sa ferme condamnation des tentatives d’instrumentaliser deux faits afin de lancer une campagne systématique et coordonnée visant le parti et une tentative de le miner ainsi que ses dirigeants».

Abderahman Baala

Articles similaires

Suggestions d’articles

Marrakech: la DGSN met la main sur trois criminels

Les éléments du service préfectoral de la police judiciaire de Marrakech ont interpellé, vendredi, trois individus âgés entre 21 et 32 ans, pour leur implication présumée dans une affaire de vol, coups et blessures ayant entraîné la mort et dissimulation d'objets issus d'un crime.