Affaire Hamieddine: pourquoi Ramid ne s’est pas rendu à Fès

Le ministre d’Etat chargé des droits de l’Homme, Mustapha Ramid a brillé par son absence lors de l’ouverture du procès de Abdelali Hamiedddine, pour participation à un meurtre prémédité.  Dans la foule, les sympathisants du PJD, et à leur tête Abdelillah Benkirane, ex-chef de gouvernement et ex-secrétaire de ce parti, étaient venus en nombre pour assister de loin ou de près à cet événement qui ne cesse de défrayer les chroniques depuis qu’un juge d’Instruction a décidé d’ouvrir une information dans ce dossier à l’encontre du conseiller parlementaire, Hamieddine.

Pourtant, Ramid préside la commission de suivi du procès qui a fait suite à une réunion extraordinaire tenue le 10 décembre, sous la présidence du chef du gouvernement effectif et secrétaire général du parti, Saad-Eddine El Othmani. Mustapha Ramid a, à ses côtés dans ce comité, une sommité de poids en la présence de Driss Azami El Idrissi, président du groupe parlementaire du PJD et maire de la ville de Fès qui lui, n’a pas manqué d’accompagner de son soutien et de sa présence le ‘’ mis en cause’’ flanqué bien évidemment de ”Benky” qui lui, n’en rate pas une, pour se faire remarquer. D’ailleurs, une phrase assassine dite à la sauvette à la sortie de l’audience où la lecture de la décision du report au 12 février a été prononcée en dit long sur cela, ‘’je suis toujours vivant’’ en réponse à une question qui le qualifiait ‘’d’ex-chef du gouvernement’’.

Mais là n’est pas le sujet. De ces lignes et dans ce procès, c’est plutôt Mustapha Ramid qui en est la vedette. Une source proche de son parti a déclaré à Le Site Info que des consignes claires avaient été données par le secrétariat général du PJD, aux membres du gouvernement de ne pas assister à cet événement. On se doute donc, qu’après que le ministre d’Etat en charge des droits de l’Homme, ait posté le message de la discorde sur son MUR de Facebook où il ne s’est pas gêné de critiquer l’indépendance de la Justice, ainsi que ses ex-administrés, on l’ait sommé de se tenir loin. C’est pour l’épargner et à titre de protection qu’autre chose. On a sûrement pris grandement soin de briefer le trublion afin qu’il ne fasse pas le voyage de Fès en bon trouble-fête qu’il est.

M.J.K

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