8 septembre: pourquoi le PJD n’a pas reconnu sa cuisante défaite

Le politologue Mohamed Bouden affirme que le Parti de la Justice et du Développement (PJD) se doit de cesser d’analyser les résultats du triple scrutin législatif, régional et communal du 8 septembre courant et doit reconnaître qu’il subi un vote-sanction, à cause du cumul de plusieurs raisons.

Dans une déclaration à Le Site info, Mohamed Bouden a assuré que le parti de la Lampe doit aussi se rendre à l’évidence qu’il est face à d’autres concurrents politiques et que, de ce fait, il n’est pas obligatoire qu’il se positionne toujours à la première place du podium électoral.

De même que le PJD n’a d’autre alternative que de mettre le doigt sur les véritables raisons qui sont derrière son recul spectaculaire, au lieu de mettre en doute la transparence des élections. Ceci, car ce sont les mêmes urnes, l’ayant propulsé en tête, par le passé, qui l’ont fait dégringoler à la 8ème place des élections 2021, a précisé Mohamed Bouden.

Et de poursuivre que le PJD n’a pas pu convaincre les électeurs pendant dix ans, en sus de la situation interne du parti. Laquelle situation a largement contribué aux résultats obtenus, vu les différents dysfonctionnements internes que connaît le parti. Pour preuve, selon le politologue, l’existence au sein du PJD de plusieurs courants divergents, dont celui de Benkirane et celui d’El Othmani.

Le PJD, au lieu de douter de la transparence et de crédibilité des élections, aurait dû avoir recours à la justice et ne pas imputer sa lourde défaite aux autres partis en lice, a conclu Mohamed Bouden.

L.A.


Rejoignez LeSiteinfo.com et recevez nos newsletters



Articles similaires

Bouton retour en haut de la page