Adieu Taoufik, mon ami et mon maître!

« Tu aurais pu vivre encore un peu
Pour notre bonheur pour notre lumière
Avec ton sourire avec tes yeux clairs
Ton esprit ouvert ton air généreux

Tu aurais pu vivre encore un peu
Mon fidèle ami mon copain mon frère
Au lieu de partir tout seul en croisière
Et de nous laisser comme chiens galeux »
Jean Ferrat

Taoufik, qu’est-ce ce qui t’a pris ce dimanche matin, 2 juillet 2017, de te rendormir pour de bon après ton réveil matinal habituel à six heures tapantes? Pourquoi, comme notre ami Boucha Fliou, ce choix de partir sur la pointe des pieds, sans avertir et sans faire le moindre bruit? Ne sais-tu pas que tu aurais pu vivre encore un peu? Tu aurais dû vivre encore un peu, encore beaucoup même.
Taoufik, tu aurais pu vivre encore un peu. Tu aurais pu attendre ta retraite dans quelques mois. Retraite de l’Institut Supérieur de l’information et de la Communication où tu exerces depuis des décennies. Oui; tu as bien lu. J’ai sciemment utilisé le présent. Je te vois faire tes yeux ronds et me dire que je devais utiliser l’imparfait puisque tu as eu la très mauvaise et douloureuse idée de nous quitter ce funeste dimanche, sans avertir, sans faire de bruit, sur la pointe des pieds. Chamaillons-nous un tout petit peu, comme cela nous est arrivé à maintes reprises, concernant ce problème linguistique et écoute ce que j’ai à te dire encore.
J’en étais où déjà, rappelle-moi! Ah oui; à ta retraite. De l’enseignement mais pas du journalisme, ce métier que tu as enseigné à des centaines de lauréats de l’ISIC, que tu as exercé au sein de plusieurs organes de presse. Ce métier dont tu m’as appris certaines subtilités et plusieurs règles déontologiques quand j’ai collaboré à tes côtés à Al Bayane, Le Quotidien du Maroc, Rabat Express et Finances News Hebdo Ce noble et ingrat métier que tu as servi avec abnégation jusqu’à ton dernier souffle comme rédacteur en chef du Site info. Taoufik, tu aurais pu vivre encore un peu comme ami; collègue, père spirituel et mentor de Hicham Bennani avec qui tu as travaillé de concert pendant presque une année pour faire de ce site électronique l’un des plus performants de la place.
Taoufik; mon ami et mon maître, tu aurais dû vivre encore un peu, encore beaucoup, pour ta fidèle épouse Nadia; pour tes enfants Sofia, Ali et Yanis, pour tes chers petits-enfants, ton oncle Abdellatif et tous les membres de la famille Jdidi. Pour tes amis, tes collègues, tes étudiants. Pour nous tous qui te connaissons, t’aimons et t’estimons avec tes nombreuses qualités humaines et professionnelles. Avec également tes défauts humains; inhérents à tout être de chair et de sang.
Pour pour cela et pour plusieurs autres projets que tu rêvais de réaliser personnellement, en famille, professionnellement, tu aurais pu vivre encore un peu, un peu beaucoup. Mais Taoufik, tu es parti ce dimanche matin; sans avertir, sans faire de bruit,sur la pointe des pieds. Tu es parti au début de ce mois de juillet; mois des grandes vacances familiales et conviviales.

Mais ces vacances que le destin t’a fait choisir sont synonymes de solitude, d’éternité et de billet aller simple.
En attendant que le même billet gratis et sans possible retour atterrisse dans ma boîte aux lettres un de ces jours, je te dis, te redis te crie, te pleure: « Taoufik,tu aurais pu vivre encore un peu.Repose en paix; mon ami et mon maître! ».

Larbi Alaoui


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