Une Marocaine retrouve son visage grâce à un chirurgien espagnol

Une Casablancaise, Samira Benhar, a été récemment opérée en Espagne d’une neurofibromatose de type I. Afin de faire connaître le miracle du résultat, elle a donné une conférence de presse à l’hôpital de Manises à Valence, en compagnie de son sauveur, le chirurgien espagnol Pedro Cavadas.

«Je me sens revivre à nouveau» : c’est avec ces mots que cette femme de 39 ans a exprimé son soulagement. Elle a subi trois opérations chirurgicales pour reconstruire son visage déformé par cette maladie génétique, ce qui lui causait un véritable rejet social de la part de ses concitoyens et même de ses proches et tout particulièrement de son mari.

La première opération consistait à enlever la plus grande partie de sa tumeur, appelée neurofibrome, située sur le coté droit de son visage. Quatre mois après, elle est revenue en Espagne afin d’enlever le reste de la tumeur, au niveau de l’œil. Afin de rendre le tout esthétiquement plus acceptable, le chirurgien lui a ensuite placé une prothèse oculaire pour améliorer son aspect physique. «Il m’est difficile d’imaginer son état initial quand je la vois maintenant si rayonnante et si heureuse» a souligné Pedro Cavadas durant la conférence de presse.

Samira Benhar, n’a pas oublié de remercier chaleureusement toutes les personnes qui l’ont soutenue en Espagne et au Maroc. Emue, elle a évoqué sa chance d’avoir pu être opérée par ce chirurgien qui reçoit des milliers de cas similaires dans le monde.

Grâce aux interventions chirurgicales, Samira accepte mieux son visage. Elle explique qu’il lui sera plus facile de sortir avec ses enfants de 9 et 12 ans sans ressentir de la honte et du rejet.

Le hasard a bien fait les choses. Une pharmacienne, membre de la fondation Adra, qui développe un projet sanitaire au Maroc depuis 2001, avait vu Samira qui a expliqué lors de sa conférence de presse : « Elle m’a posé des questions et moi je lui ai raconté mon calvaire. Après, elle m’a demandé une photo récente et ses derniers mots étaient : Je ne te promets rien mais je vais faire de mon mieux pour t’aider.»

Plusieurs bénévoles se sont ensuite proposés pour l’emmener en Espagne. Elle a été accueillie à Valence chez la famille de la sœur de la pharmacienne. Puis, le Centre culturel islamique de cette ville lui a trouvé un logement et un interprète pour tout son séjour dans la ville.

Les enfants de Samira attendent toujours leur maman à Casablanca et ont gardé un contact téléphonique avec elle durant tout son séjour en Espagne. Manuel Pastor, membre de la fondation Adra, explique à La Voz de Galicia qu’une joie naissante s’est installée chez les habitants du quartier et dans la famille de Samira qui attendent son retour avec impatience, afin de tourner une longue page de souffrance et de malaise général. Il ajoute qu’actuellement Samira est une «femme épanouie qui a retrouvé son sourire et c’est le plus important».

Afin de bien conclure le tout, la fondation Adra et les nombreux bénévoles étudient les possibilités pour le retour de Samira au Maroc dans les meilleures conditions, pour qu’elle ait une demeure, un soutien économique pour elle et ses enfants.

Soraya Adny


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