Nouveau rebondissement dans l’affaire d’Omar Raddad

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L’affaire d’Omar Raddad pourrait être bientôt relancée. L’association Dynamic Maroc a tenu mardi 12 mars une conférence de presse au Palais de justice de Nice et appelé à la révision du procès du jardinier marocain condamné en 1994 à 18 ans de prison pour meurtre. L’association a également demandé de prendre en compte les traces d’ADN retrouvés sur les lieux du meurtre et ainsi relancer l’affaire.

Pourtant, le procureur de Nice avait assuré, début mars, que les expertises d’ADN trouvées sur les lieux ne peuvent rien prouver «parce qu’on ne peut pas savoir si ces traces sont nouvelles ou anciennes». Et de rappeler que ces dernières ont été manipulées par plusieurs personnes depuis le moment des faits.

Contactée par Huffpost Maroc, Najwa El Haite, juriste et adjointe au maire en charge de la culture à Évry et Dynamic Maroc, a indiqué que l’association demande la prise en compte de ces traces parce que l’ADN d’Omar Raddad n’a pas été retrouvé sur la scène de crime. Il a été condamné seulement à cause de la phrase «Omar m’a tuer», a-t-elle regretté.

Najwa El Haite a également souligné que «l’ADN relevé sur la porte où est inscrit la célèbre phrase correspond à l’empreinte d’un individu fiché». «Nous réclamons que les ADN retrouvés soient comparés à ceux des proches de la victime. Si ces analyses sont considérées comme des éléments nouveaux, on pourra saisir la cour de révision», a affirmé la juriste.

Rappelons que l’association avait lancé en novembre dernier une pétition en ligne appelant à réviser le procès d’Omar Raddad. Cette pétition qui a obtenu plus de 3000 signatures sera remise au président français Emmanuel Macron et à la ministre de la justice Nicole Belloubet.

S.L.

 

 

 

 

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