L’Algérie se barricade, ferme ses frontières et dresse une liste noire de journalistes

En plus de la fermeture de ses frontières avec le Maroc depuis 1994, l’Algérie vient d’achever son processus d’auto-isolement en procédant à la fermeture de toutes ses frontières terrestres avec le Mali, le Niger, le Tchad et la Libye.

Cette mesure a été commentée par le premier ministre algérien Abdelmalek Sellal qui, lors d’une visite à Tamanrassent dans l’extrême sud du Sahara algérien, a indiqué que cette initiative était rendue nécessaire parce que la région pullule d’organisations terroristes qui menacent la sécurité du pays et l’existence de certains pays ayant des convoitises sur le territoire algérien, en allusion évidemment au Maroc, désigné comme l’ennemi N°1.

Alger a convenu, par ailleurs, avec la Mauritanie d’ouvrir un couloir frontalier permettant les échanges commerciaux entre les deux pays. Seule la frontière avec la Tunisie reste ouverte mais au prix d’un déploiement militaire et sécuritaire très important. D’ailleurs, Abdelmalek Sellal n’a pas manqué de faire l’éloge des troupes de l’Armée nationale populaire (ANP) qui sont aux aguets tout au long des 6343 km de ses frontières.

Abdelmalek Sellal ne s’est pas contenté de barricader son pays, mais il ordonné de dresser une liste noire de journalistes arabes et étrangers, désormais interdits d’accéder au territoire algérien pour avoir porté atteinte à l’Algérie et à son président malade Abdelaziz Bouteflika. A la tête de cette liste figurent des dizaines de journalistes marocains qui ne pourront plus obtenir de visas d’entrée et seront refoulés systématiquement de tous les points de contrôle frontaliers.

Contacté pour expliquer cette démarche, un politologue affirme que des mesures de ce genre n’interviennent généralement que quand un événement très important survient.

Est-ce à dire que l’Algérie prépare l’opinion publique interne et internationale à un malheureux événement?

T.J.

 




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