Intelligence artificielle : L’UE veut devenir une référence mondiale

Le Parlement européen a adopté, mardi, les recommandations finales de sa commission spéciale sur l’intelligence artificielle (IA) à l’ère numérique (AIDA), qui a élaboré une feuille de route de l’IA jusqu’en 2030.

Le texte affirme que le débat public sur l’utilisation de l’intelligence artificielle devrait se concentrer sur son énorme potentiel destiné à compléter le travail humain, déplorant que l’UE demeure à la traine dans la course à la suprématie technologique mondiale, risquant de voir les prochaines normes en matière d’IA se développer à l’étranger, souvent par des acteurs non démocratiques.

Les eurodéputés ont identifié plusieurs options stratégiques qui pourraient débloquer le potentiel de l’IA sur le plan de la santé, de l’environnement et du changement climatique. En outre, cette technologie pourrait, selon eux, contribuer à la lutte contre les pandémies et la famine mondiale ainsi qu’améliorer la qualité de vie des citoyens via la création de médicaments personnalisés.

D’après eux, si elle est conjuguée au soutien nécessaire aux infrastructures, à l’éducation et aux formations, l’IA peut aussi accroitre la productivité du capital et du travail, contribuer à l’innovation, entrainer une croissance durable et créer des emplois.

 »Avec ce rapport, nous démontrons clairement que l’IA stimulera la numérisation et qu’elle changera la donne dans la course mondiale à la numérisation’’, a commenté le rapporteur de l’AIDA, Axel Voss, assurant que cette feuille de route sur l’IA place l’UE en pole position.

Désormais, l’UE doit profiter de cette occasion unique pour mettre en avant une approche en matière d’IA fiable et centrée sur l’humain, une approche fondée sur les droits fondamentaux, qui contrôle les risques tout en tirant pleinement profit des avantages que l’IA apporte à l’ensemble de la société, a-t-il souligné.

La commission spéciale sur l’intelligence artificielle à l’ère numérique a débuté ses activités en septembre 2020. Dans son mandat, elle avait pour mission d’analyser l’incidence de l’IA sur l’économie de l’UE et ses différents secteurs, d’analyser la stratégie des pays tiers vis-à-vis de l’IA et de tracer la voie à suivre.

Le rapport alimentera les prochains travaux parlementaires sur l’IA, en particulier la législation sur l’IA qui est actuellement examinée par les commissions du marché intérieur et de la protection des consommateurs (IMCO) et des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures (LIBE). La législation sur l’IA doit faire l’objet d’un vote conjoint des deux commissions à la fin du mois de septembre.


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