Chaos politique en Espagne

Six mois après les premières élections législatives, l’Espagne a connu ce dimanche la victoire du Parti populaire (PP) et les partisans de Podemos semblent complètement dépassés par cette défaite inattendue.

Décidément, le multipartisme ne sied pas à nos voisins espagnols. En effet, les résultats de ces nouvelles élections vont obliger encore une fois les quatre partis espagnols, le Parti populaire (PP), le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), Podemos et Ciudadanos à trouver une coalition qui permettrait à l’Espagne d’avoir son gouvernement.

Les conservateurs du PP de Mariano Rajoy sont donc arrivés en tête en obtenant 137 sièges au parlement sur 320, contre 123 obtenus en décembre, mais toujours loin de la majorité absolue (176). « Nous avons gagné les élections (…) nous revendiquons le droit de gouverner », a déclaré en fin de soirée Mariano Rajoy à ses partisans réunis au quartier général du Parti populaire dans le centre de Madrid.

Le Parti socialiste est arrivé en deuxième position, avec 85 sièges, contre 90 en décembre. La coalition Unidos Podemos, formée par Podemos et le petit parti Izquierda Unida, héritier du Parti communiste, a obtenu 71 sièges. Un résultat similaire à celui de décembre : Podemos et Izquierda Unida avait respectivement atteint 69 et 2 députés. Ce nouveau résultat est apparu bien décevant pour les ex-Indignés.

Pablo Iglesias, le chef de Podemos, professeur de sciences politiques de 37 ans, n’a pas caché sa déception dimanche soir. Pour le changement, « peut-être faudra-t-il attendre plus longtemps que ce que nous voulions », a-t-il admis devant une dizaine de candidats dépités d’avoir perdu 1,2 million de voix en six mois.

Le parti libéral Ciudadanos, quatrième des principales formations et lui aussi nouveau venu sur la scène nationale, recule. Il ne recueille que 32 sièges, loin des 40 remportés en décembre quand il avait séduit les électeurs du PP en dénonçant la corruption.

Face à cette défaite fulgurante, les partis opposés au PP devront absolument s’entendre avec lui pour former un nouveau gouvernement, mais les tractations s’annoncent difficiles. Lors des élections de décembre, le chef du gouvernement PP sortant, Mariano Rajoy, avait déclaré avoir renoncé à former un gouvernement car aucun parti ne voulait gouverner avec lui. Ces nombreux refus s’expliquent par la mauvaise réputation du parti historique PP, impliqué dans plusieurs scandales d’arrestations pour corruption et qui a imposé une austérité politique inacceptable durant la crise économique qu’a connu le pays en 2008.

S.A.


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