Ce que pense la France du 5e mandat de Bouteflika

La France a finalement réagi à l’annonce du cinquième mandat de Bouteflika en Algérie. Sans pour autant condamner la décision de présenter un candidat très affecté par la maladie, le gouvernement français a transmis un premier avertissement aux algériens…

La France a formé le vœu, mercredi, par la voix du porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, que l’élection présidentielle du 18 avril en Algérie donne à ce pays « l’impulsion nécessaire pour faire face aux défis qui sont les siens et pour répondre aux aspirations profondes de sa population ».

Et de souligner que « c’est au peuple algérien et à lui seul qu’il revient de choisir ses dirigeants, de décider de son avenir et cela, dans la paix et la sécurité ».

La question « a été très brièvement évoquée » mercredi lors du Conseil, a précisé le porte-parole en évoquant « un pays ami » et « un partenaire important auquel nous rattachent des liens d’une exceptionnelle densité ».

« Nous avons pris note de la décision du président Bouteflika de se porter candidat à l’élection présidentielle qui se tient en Algérie le 18 avril prochain, et on souhaite que cette élection se déroule dans les bonnes conditions en assurant la transparence de la campagne », a affirmé Griveaux. Une manière pour la France d’indiquer qu’elle ne va pas s’initier (pour le moment) dans la politique intérieure du pays, mais aussi de prévenir les dirigeants algériens. Ces derniers doivent écouter la voix du peuple qui manifestent aux quatre coins du pays….

La candidature de Abdelaziz Bouteflika pour un cinquième mandat présidentiel avait été annoncée le 10 février dernier. Au pouvoir depuis 1999, le chef de l’Etat algérien souffre des séquelles d’un accident vasculaire cérébral (AVC) depuis 2013.

S.L. (avec MAP)


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