AstraZeneca: 2 personnes sur 1 million de vaccinés peuvent avoir un effet indésirable

Seulement deux personnes sur 1 million de vaccinés par l’AstraZeneca peuvent développer un effet indésirable et la « balance bénéfices-risques » autour de ce vaccin était « très, très favorable », a assuré vendredi le ministre français de la Santé, Olivier Véran.

« Considérez que vous avez 0,2 personne sur 100.000, c’est-à-dire deux personnes sur un million, qui peuvent présenter un effet indésirable potentiellement grave », a affirmé le responsable gouvernemental, alors que l’Exécutif compte sur ce vaccin, aujourd’hui réservé aux plus de 55 ans, pour atteindre l’objectif de vacciner toutes les personnes adultes en France d’ici la fin de l’été.

Il a prévenu en revanche que « l’équivalent de 1000 personnes peuvent, sur cette tranche d’âge, présenter des formes graves du Covid », faisant, « statistiquement, d’un risque bien plus élevé, mais vraiment, vraiment plus élevé, de faire des complications de Covid que d’avoir des effets indésirables ».

L’Agence européenne des médicaments (EMA) a estimé, mercredi, que les caillots sanguins devraient être répertoriés comme effet secondaire « très rare » du vaccin contre le coronavirus d’AstraZeneca.

La veille, l’OMS avait réitéré son soutien à l’utilisation de ce vaccin, soulignant que ses avantages continuent de l’emporter largement sur ses risques.

Le ministre a par ailleurs approuvé l’avis de la Haute autorité de santé (HAS) qui devra recommander ce vendredi une deuxième dose différente pour les personnes de moins de 55 ans ayant reçu une première injection d’AstraZeneca.

« C’est totalement logique. Il est tout à fait cohérent de dire qu’on ne recommande pas le vaccin aux moins de 55 ans, et donc si vous avez reçu une première injection, on va vous proposer un autre vaccin», a-t-il souligné.

Olivier Véran a indiqué que cette situation concernait «près de 600.000» personnes en France, rappelant qu’il était lui aussi concerné, après avoir été le premier membre du gouvernement à se faire vacciner le 8 février dernier.

La Haute autorité de santé avait suspendu le vaccin AstraZeneca pour les moins de 55 ans le 19 mars, en raison de rares cas de thromboses repérés en Europe. Face aux doutes entourant les effets secondaires de ce vaccin sur les plus jeunes, l’autorité a fait le choix de privilégier l’administration d’un vaccin ARN messager pour administrer la deuxième dose qui doit permettre d’assurer une immunité au long cours contre le Covid-19.

La France, où l’épidémie a coûté la vie à plus de 97 mille personnes depuis son apparition, a franchi jeudi la barre symbolique des 10 millions de primo-vaccinés contre le Covid-19.

S.L. (avec MAP)

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