Après la France, place aux Gilets rouges en Tunisie

Après les Gilets jaunes en France, les Gilets rouges apparaissent en Tunisie. Ce vendredi 14 décembre, un point de presse a été tenu par les activistes ayant lancé ce mouvement pour donner officiellement le coup d’envoi de cette mobilisation populaire.

S’inspirant des Gilets français, ce mouvement, dont le but est de dénoncer la situation catastrophique en Tunisie, a fixé 22 revendications d’ordre économique et social : le développement, l’amélioration des conditions de vie des Tunisiens, la lutte contre la flambée des prix, la demande d’emploi, la santé, l’augmentation du salaire minimum, la baisse des tarifs de gaz et d’électricité, la suppression de la hausse du carburant ou encore le changement du système politique actuel pour qu’il devienne présidentiel.

«Nous appelons à des protestations pacifiques. Pas de violence, pas de vandalisme. Les Gilets rouges portent des revendications «à la tunisienne»», a assuré le membre de la coordination du mouvement Riadh Jrad lors de ce point de presse, précisant que cette campagne de protestation sera ouverte à tout le monde. «Le gouvernement et toute la classe politique ont échoué. A la chute de Ben Ali en 2011, le peuple a réclamé la justice sociale, la liberté et la dignité. Rien n’a été fait de tout cela», a-t-il souligné.

Avant le lancement du mouvement, 53 coordinations régionales et 9 locales ont été formées, notamment à Sfax, Gafsa, Sidi Bouzid, Ariana, Siliana. Des sit-in auront ainsi lieu dans plusieurs régions du pays à partir du lundi 17 décembre, le premier est prévu à la Kasbah 3, à Tunis, devant le siège du gouvernement.

N.M.

 

 

 

 

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