Algérie: malgré les promesses de Bouteflika, les manifestations ne faiblissent pas (VIDEOS)

Pour la quatrième semaine consécutive, les Algériens sont sortis manifester contre le maintien de Bouteflika au pouvoir.

Ce vendredi, les manifestants ont scandé des slogans contre le report des élections présidentielles. C’est d’ailleurs la première manifestation observée dans le pays, après l’annonce du président Bouteflika de son renoncement à un cinquième mandat.

À Oran, Constantine, Béjaia ou encore Tizi-Ouzou, les manifestations ne faiblissent pas.

A Alger, des tirs de gaz lacrymogènes ont été tirés par la police algérienne lorsque les manifestants se sont approchés du Palais Mouradia.

Selon Reuters, 75 individus ont été interpellés et 11 policiers ont été blessées.

La contestation du cinquième mandat a pris une grande ampleur, particulièrement dans la capitale, Alger, où c’est la première fois en presque vingt ans que des marches “politiques” imposantes y sont organisées dans les rues et que les Algériens sortent simultanément dans plusieurs villes aux quatre coins du pays.

Depuis 2001, toute manifestation est officiellement interdite à Alger, où la police intervient généralement sur le champ pour endiguer la moindre tentative de rassemblement.

Rappelons que plusieurs manifestations avaient été organisées à travers le pays, après l’annonce de la volonté de l’actuel locataire du palais d’El Mouradia de briguer un 5e mandat. Des centaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue pour exprimer leur colère de ce qu’ils qualifient de «mandat de trop» du chef de l’Etat sortant. Les manifestants, brandissant des banderoles et autres pancartes portant des slogans hostiles au pouvoir en place et à la candidature du Président sortant. “Non au 5e mandat”, “Contre la dictature de la honte”, “Le peuple veut le changement sont autant de slogans scandés par les manifestants. De surcroît, plusieurs citoyens arboraient des banderoles noires en signe de deuil, une façon d’exprimer leur rejet catégorique de “l’option du 5e mandat imposée par ceux qui veulent maintenir le statu quo”.

La contestation a été déclenchée le 22 février après que Bouteflika a déposé sa candidature pour un cinquième mandat. Face au refus populaire, il a finalement renoncé à sa décision et a annoncé  la tenue “d’une conférence nationale” chargée de réformer le système politique et d’élaborer un projet de Constitution.

A.K.A.

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