Algérie: l’ancienne ministre Khalida Toumi condamnée à 4 ans de prison ferme

L’ancienne ministre algérienne de la Culture, Khalida Toumi, a été condamnée ce mercredi, par la Cour d’Alger, à 4 ans de prison ferme pour corruption.

Le verdict dans cette affaire liée à « la corruption », prononcé par la Chambre pénale de la Cour d’Alger, réduit la peine de l’ancienne ministre algérienne de la culture (2002-2014) de deux ans.

En effet, le pôle pénal économique et financier du tribunal de Sidi M’hamed (Alger) a condamné, le 7 avril dernier, Khalida Toumi, à 6 ans de prison ferme assortie d’une amende de 200.000 DA.

La justice l’accuse d’ »abus de fonction, octroi d’indus avantages et dilapidation de deniers publics », notamment lors des manifestations culturelles organisées lorsqu’elle était à la tête du secteur, telles que la manifestation « Tlemcen capitale de la culture islamique » en 2011, le festival panafricain en 2009 et la manifestation « Alger capitale de la culture arabe en 2007 ».

En détention provisoire depuis le 4 novembre 2019, Khalida Toumi a vu la programmation de son procès décalée à maintes reprises.

Les vastes enquêtes pour corruption et népotisme lancées après la démission en avril 2019 de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika, sous la pression d’un mouvement populaire de contestation inédit « Hirak », ont conduit à une série de procès toujours en cours.

Plusieurs personnalités et anciens responsables politiques, ainsi que de puissants patrons, de hauts fonctionnaires et de hauts gradés de l’armée sont jugés dans le cadre de ces procès. Ils sont poursuivis, notamment, pour corruption et enrichissement illicite.




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