Affaire Ghosn: quel impact sur le Maroc?

« Je suis habitué aux missions impossibles ». Cette phrase a été prononcée par Carlos Ghosn, au cours d’une conférence de presse à Beyrouth.

Mercredi dernier, l’ex-patron de Renault-Nissan-Mitsubishi a fait le show devant les caméras du monde entier. Ghosn est pourtant un fugitif qui est visé par un mandat d’arrêt international ! Quatorze mois après son incarcération à Tokyo, l’ex-PDG semble déterminé à défendre son honneur. Mais il aura du mal à convaincre les observateurs. Après sa « grande évasion », l’homme a tiré à boulets rouges sur la justice japonaise, sur la France, sur ses ex-collaborateurs et même sur ses successeurs. « Je n’ai pas fui la justice, j’ai fui l’injustice », a-t-il martelé, alors qu’il a quitté le Japon en totale violation de son contrôle judiciaire.

Aujourd’hui, la justice libanaise lui a interdit de quitter le pays, après un long interrogatoire. Si le Japon semble vouloir le récupérer pour le juger, Ghosn ne se considère pas comme un prisonnier au pays du Cèdres. Il est même ravi et « prêt à rester longtemps ». De quoi alimenter le mystère sur la manière avec laquelle il a quitté le Japon. Force est de constater que Ghosn a perdu sa crédibilité. Il affirme que son désormais ex-groupe a connu une baisse des ventes, parts de marché et rentabilité des deux marqués dans le monde.

Une source sûre nous assure que ce n’est pas le cas au Maroc, où l’affaire Ghosn n’a eu aucun impact sur Renault et Nissan. Certes, les ventes des deux marques sont en légère baisse, mais pour d’autres raisons qui n’ont rien à voir avec le richissime homme d’affaires. En attendant, les Marocains suivent cette affaire avec attention, tant elle ressemble à un film sorti tout droit de Hollywood!

H.B.


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