Voilà pourquoi certains Marocains se suicident

Le suicide se répand de plus en plus dans la société marocaine, mais il reste un véritable tabou. Il provoque le scandale et il est très commenté sur les réseaux sociaux et dans la presse marocaine. Dans le royaume, plus de 135 personnes y ont recours chaque année, faute de n’avoir pas reçu l’assistance nécessaire.

Dépressions et troubles mentaux sont les principales raisons du suicide au Maroc. D’après les chiffres officiels, 135 Marocains se suicident chaque année et 1628 ont fait des tentatives de suicide entre 2000 et 2012.

Selon les déclarations du ministre de la santé, Houcine El Ouardi «un tiers des Marocains souffre de troubles mentaux». Ce chiffre inhabituel est consternant dans un pays comme le Maroc et démontre la réalité amère de la société. Les Marocains ne bénéficient d’aucun soutien moral ou professionnel, faute de communication et d’informations.

Le phénomène du suicide a connu une hausse inquiétante à partir de 2000 avec 2,7 tentatives sur 100.000 Marocains et en a même atteint 5,3 pour 100.000 personnes. D’après un rapport de l’OMS, paru en 2014, 87% des 1628 tentatives de suicide ont été commises par des hommes, soit 1431 cas, contre 198 commises par des femmes.

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Les seniors sont les plus touchés par la volonté de suicide. Ils représentaient, en 2012, 14,4 cas pour 100.000 personnes.

Les adolescents marocains ont aussi recours au suicide et le désespoir demeure l’une de ses principales causes. La tentative de suicide est un appel en détresse qui exprime un profond malaise. Et dans la plupart des cas, les jeunes mettent fin à leur vie non pas parce qu’ils veulent mourir, mais parce qu’ils ne savent plus ni comment ni pourquoi vivre.

Si une personne parle de suicide, cela veut dire qu’elle y pense vraiment. Elle doit être examinée par un psychiatre. Lui seul sera en mesure de prescrire un traitement.

Bien que le soutien des proches soit primordial pour aider la personne en souffrance à aller mieux, des infrastructures spécialisées où elle pourra bénéficier d’un suivi médical sont nécessaires. Mais le problème est là : les parents n’osent pas accompagner leur enfant chez un psychiatre, car il y a le poids social du regard des autres et de la famille. Ils ne peuvent pas avouer que leur enfant souffre des troubles psychiques.

S. A.


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