Visas Schengen: les Marocains dépités

EDITO. Le Maroc et la France ont du mal à accorder leurs violons. C’est le moins que l’on puisse dire, et cela s’est d’ailleurs ressenti le soir du 14 juillet à Rabat où l’ambiance n’était pas aussi festive que de coutume… Il faut dire que cette histoire de restrictions des visas Schengen aux Marocains ne passe pas.

«Je n’ai même plus envie d’y aller ni de demander un visa à la France»… Cette phrase me parvient régulièrement à l’oreille. On parle pourtant de journalistes confirmés ou de personnalités bien introduites. Des visas ont été refusés, parfois pour des raisons assez saugrenues.

À Casablanca, c’est l’enfer pour obtenir le précieux sésame, à tel point que des intermédiaires vous proposent d’«acheter» des rendez-vous à des prix faramineux ! En attendant, la plateforme de prise de rendez-vous reste trop souvent inaccessible.

Alors, question : comment en est-on arrivé là ? Pourquoi la France, amie du Maroc, bloque ou ralentit l’obtention des visas à des personnes qui l’obtenaient facilement auparavant ? Quid des étudiants marocains qui changent leurs plans d’études face à ces complications ? En septembre dernier, la France se justifiait par des «représailles» contre la lenteur des autorités des pays du Maghreb à délivrer les laissez-passer consulaires nécessaires à l’exécution des obligations de quitter le territoire français.

Mais les cas du Maroc, de l’Algérie et de la Tunisie doivent-ils être traités de la même manière alors que leur histoire et leur relation avec l’Hexagone ne sont pas les mêmes ? La réponse est non. Du coup, cet été, beaucoup de Marocains ont, par exemple, fait le choix de la Turquie pour passer leurs vacances sans stress administratif. Tandis que d’autres préfèrent rester chez eux… en attendant que les violons s’accordent entre les deux pays.

Hicham Bennani / Edito paru dans Les Inspirations ÉCO

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