Violences faites aux femmes: Nouzha Skalli fustige la nouvelle loi

La nouvelle loi contre la violence faites aux femmes fait déjà jaser. Dans une interview accordée à Jeune Afrique, l’ancienne ministre du Développement social, de la famille et de la solidarité, Nouzha Skalli, a clairement exprimé sa déception vis-à-vis de cette nouvelle loi qui, selon elle, comporte de nombreuses failles.

Elle a même précisé qu’elle ne peut pas être considérée comme une avancée en matière de lutte contre les violences faites aux femmes.

«Nous sommes à un moment où les droits des femmes connaissent une stagnation, voire une régression. La loi votée ne prend pas en compte les définitions internationales en matière de violences à l’égard des femmes. Le viol conjugal n’est, par exemple, pas puni», s’est insurgée Skalli.

L’ancienne ministre n’a d’ailleurs pas hésité à comparer les lois marocaine et tunisienne, estimant que le texte marocain est nettement inférieur à celui tunisien. «L’approche tunisienne est nettement plus moderniste et plus cohérente», a-t-elle tranché.

Ce texte fraîchement adopté n’est, selon elle, pas à la hauteur des aspirations et ne donne pas le droit aux associations de se porter partie civile qu’après l’acceptation de la victime. «Que fait-on si cette dernière est dans le coma ou subit des pressions de son entourage ?», s’est-elle demandée, regrettant le fait que les réformes contenues dans cette loi restent «cosmétiques».

S.L.

 

 

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