Verdicts du Hirak: des politiciens sortent de leur silence

Les verdicts prononcés à l’encontre de Zefzafi et des autres activistes du Hirak ne cessent de susciter indignation et désapprobation! Et même les personnes qui n’avaient pas le leader du mouvement en odeur de sainteté y vont de leur contestation vigoureuse. Hier, elles avaient plusieurs griefs contre le leader du mouvement et lui souhaitaient d’écoper d’une lourde peine ou de la perpétuité, voire même de la peine capitale. Aujourd’hui, elles rejoignent tous ceux qui trouvent que la Chambre criminelle près la Cour d’appel a eu la main lourde, très lourde, mardi dernier.

Le gouvernement El Othmani, lui, se mue dans le silence. Et, par la voix de Mustapha El Khalfi, ministre chargé des Relations avec le Parlement et la société civile, porte-parole du gouvernement, déclare que les verdicts ne sont pas de son ressort.

En revanche, en sus des internautes, des associations et des acteurs des droits de l’Homme , d’ici et d’ailleurs, des leaders politiques ont exprimé leurs avis sur ce qu’ils considèrent comme des sentences « lourdes et iniques ».

Le quotidien Al Massae de ce vendredi 29 juin rapporte les déclarations, à ce sujet, de Mohamed Nabil Benabdallah, de Hakim Benchamass et de Mohamed Achâri. Morceaux choisis:

Pour le secrétaire général du Parti du Progrès et du Socialisme (PPS), les sentences sont très lourdes et ne participent aucunement à l’atmosphère d’éclaircissement dont le Maroc a un besoin pressant. Mohamed Nabil Benabellah a également souhaité le recours « à tous les moyens légaux et juridiques en vue de la révision des verdicts ». Ce qui contribuera grandement à « insuffler un nouveau souffle démocratique à notre vie politique », a précisé le patron des camarades, en reprenant le slogan de son parti lors du 10ème congrès du PPS à Bouznika, en mai dernier.

Quant au nouveau secrétaire du parti du tracteur, il n’est pas en reste. Hakim Benhamass a exprimé son « profond regret » concernant les sentences dont ont écopé les détenus suite aux évènements du Rif. Il les juge « très lourdes » et sans nulle mesure ni conformité avec la voie des droits de l’Homme que « notre pays s’est tracée ». Le patron du Parti Authenticité et Modernité (PAM), en tant que « citoyen ayant goûté l’amertume de la détention », souhaite aussi que « la grande famille et la petite famille des condamnés aient la grande patience » de supporter cette rude épreuve.

Mohamed Achhari, membre du Bureau politique du parti de la Rose, n’a pas dérogé à la règle des autres leaders politiques en condamnant aussi les verdicts à l’encontre des activistes du Hirak du Rif. « Ces sentences ont été prononcées hors du cadre de l’Histoire du Maroc », assène l’ex-ministre de la Culture. Pour lui, ces peines sont en flagrante contradiction avec la représentation historique du Maroc nouveau. Celle-ci, rappelle Achaari, repose sur des piliers appelés Instance Réconciliation et Equité, nouveau Code de la famille, reconnaissance de l’Amazigh et réforme constitutionnelle.

Larbi Alaoui


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