Une Fatwa d’un membre du MUR prône l’abandon de la prière le jour du scrutin

Se substituer à l’Etat et à ses institutions, c’est la stratégie des Islamistes. Ceci est confirmé par cette Fatwa provocatrice qu’un soi-disant prédicateur a osé formuler.

Il semble que les adeptes du Mouvement de l’unicité et de la réforme et leurs camarades persistent dans la confusion des genres. Voilà un membre éminent du MUR et de l’Union mondiale des Oulémas musulmans, dont le président est un certain Youssef El Karadaoui, qui s’est illustré par une drôle de Fatwa qui autorise les Marocains à faire l’impasse sur la prière du vendredi 7 octobre, c’est-à-dire le jour du scrutin.

Mohamed Boulouz, puisque c’est de lui qu’il s’agit, justifie son idée par le fait qu’il y a « un risque de fraude, de manipulation des résultats, de vol d’urnes, ce qui constitue une raison suffisante, pour lui, de s’abstenir d’aller à la mosquée ».

« De quel droit ce monsieur veut-il imposer aux fidèles de bouder les mosquées en cette journée ? », se demandent les internautes, choqués, sur les réseaux sociaux.

« Il apparaît que Mohamed Boulouz a sciemment voulu dépasser les prérogatives de l’Etat et de l’institution d’Emir Al Mouminine. Il se substitue donc à l’Islam officiel et prône des mesures inhabituelles pour les Marocains et pour les fidèles », renchérit un Marocain sur la toile.

« Ne serait-ce pas là, la preuve que les Islamistes ont d’ores et déjà instauré ce fameux deuxième Etat occulte dont parlait, il n’y a pas longtemps, Abdelilah Benkirane ? », écrit un internaute.

« En plus, dans l’histoire de l’Islam, l’abandon de la prière du vendredi n’a été décrété que lorsque la Oumma était en état de guerre ou a subi une grande catastrophe », note une autre personne dans un forum politique sur Facebook.

Notons que pendant la journée du scrutin, toutes les garanties légales entourent l’opération du vote, y compris avec la présence des scrutateurs de chaque formation politique et même des observateurs internationaux.

« Ce qui compte pour ce prédicateur, c’est de faire passer un message implicite aux fidèles, comme quoi le PJD pourrait être en péril ce jour là et que la mobilisation devient nécessaire! », analyse un politologue sous couvert d’anonymat.

« Voilà encore une fois un dérapage dangereux qui tend à imposer la tutelle religieuse sur les Marocains qui pratiquent l’Islam dans la sérénité, loin des calculs politiciens ».

« Ce ne sont pas quelques dizaines de minutes d’une prière qui vont changer la donne, mais les desseins inavoués de Boulouz et de ses camarades, en disent long sur une stratégie de sape des fondements religieux et politiques de l’Etat marocain », conclut notre source.

T.J.

 


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