Un important trafic de nouveaux nés découvert à Fès

L’affaire du réseau de trafic de nouveaux nés découvert à Fès, prend une nouvelle tournure, puisque la Cour d’appel a transféré le dossier au tribunal de première instance. Ainsi, au lieu que les prévenues soient poursuivies pour motif criminel, elles seront jugées pour de simples délits.

Cependant deux des cinq femmes appréhendées dans le cadre de l’enquête sur ce commerce bien particulier, ont été mises en liberté provisoire. Les trois autres demeurent incarcérées, puisque les accusations portées contre elles sont basées sur des situations de flagrant délit.

Mais les associations de défense des droits des enfants et des femmes, s’indignent de cette relaxe et indiquent que le code pénal ne prévoit que des sentences clémentes à l’égard de ces personnes allant de 1 à 6 mois de prison. Ce qui est très en deçà de ce qui devrait être requis pour de pareils délits.

Cette affaire a éclaté, quand une brigade de police a surpris une femme qui monnayait la vente d’un nouveau né à une autre femme dans les abords d’un hôpital. Arrêtée et soumise à un interrogatoire serré, elle a avoué ses forfaits et mis les enquêteurs sur la piste d’un réseau bien structuré qui s’est spécialisée dans ce genre de commerce.

En effet, ces femmes entretiennent des relations étroites avec des prostituées ou des mères célibataires auxquelles elles proposent une somme d’argent conséquente pour vendre leurs bébés. Elles prennent contact avec d’autres femmes qui leur avaient fait la commande. C’est ainsi que plusieurs centaines de nouveaux nés ont été achetés et vendus à Fès et dans d’autres villes du Maroc.

Toutefois, d’après les enquêteurs ce dossier n’est que la partie apparente de l’iceberg. Le parquet a ordonné d’élargir l’enquête et de mettre sous surveillance les maternités et autres hôpitaux de la ville.

Mehdi Demni

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