Un historien conteste la légitimité de la fête du 11 janvier

Mustapha Kadiri est professeur de l’enseignement supérieur à la faculté des lettres et des sciences humaines  de l’université Mohammed V de Rabat.

A l’occasion de la commémoration du 11 janvier 1944, réputée être la date de la présentation du manifeste de l’indépendance, cet historien s’est confié à Hespress et a présenté son avis sur cette fête. Pour lui, il n’y a pas lieu de fêter cette date ni de la décréter journée fériée et payée, puisque cela conduit directement à fêter uniquement le parti de l’Istiqlal. Or, ce document n’a eu aucune incidence directe sur le cours des événements de l’époque, puisqu’il a été présenté aux autorités françaises, alors que la France était sous occupation et en état de guerre.

Mustapha Kadiri va encore plus loin et conteste la véracité des signataires du manifeste. Si au début, dit-il, il y avait 58 signatures, on découvre après qu’il y a 66. En outre, les signataires avaient apposé leurs prénoms et patronymes (Flane Ben Flane), tels Abdelhamid Zemmouri qui avait signé au début en tant Abdelhamid Ben Moulay Ahmed qui avait été le seul à avoir signé au nom des élèves du lycée d’Azrou.

Et Kadiri de s’interroger sur la légitimité de cette date d’autant plus, dit-il, que d’autres manifestes élaborés bien avant le 11 janvier 1944, notamment par Abdelkhalek Torrès en 1942 ou encore celui du parti de la Choura et de l’Istiqlal, dans la même année également, n’ont bénéficié d’aucun égard de la part de l’Etat.

Taoufik Jdidi


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