Terrorisme: les vendeurs d’armes de chasse dans l’œil des services de sécurité

Poursuivant leur politique d’anticipation et de tolérance zéro face au terrorisme, les autorités marocaines mènent une lutte multiforme pour assécher les sources susceptibles d’être exploitées par les cellules terroristes ou les «loups solitaires» de la terreur. 

Ainsi, après les laboratoires des institutions scolaires, universitaires et des centres de formation sommés de faire un inventaire détaillé et un contrôle strict des produits chimiques, c’est au tour aujourd’hui des vendeurs d’armes de chasse de faire l’objet d’une attention particulière.

Les différents services de sécurité (police et gendarmerie), à travers tout le territoire national, ont reçu des instructions pour faire le point avec les commerçants d’armes de chasse et de munitions.
Selon le quotidien Assabah, la Direction générale de la sûreté nationale et l’Etat-major de la gendarmerie royale ont demandé aux services des renseignements généraux dans les préfectures et les provinces « d’œuvrer à ce que tous les détenteurs d’autorisation de port d’armes présentent deux spécimens des cartouches utilisées dans leurs armes à feu ». Et ce, pour les remettre au service balistique et d’analyse de la gendarmerie royale.

Objectif affiché: création d’une banque de données précises sur les propriétaires des permis et sur la nature des munitions. Assabah précise que des instructions strictes et fermes ont été reçues par les vendeurs d’armes et de munitions afin de bien organiser l’accès à leurs commerces: entrée d’un seul client pour toute opération d’achat, porte fermée, vérification de l’identité des acquéreurs d’armes et de cartouches, vérification de la validité du permis, relevé du numéro du permis, information régulière aux services concernés et tenue d’un registre contenant toutes les données et informations relatives à la clientèle.

L’installation de caméras de surveillance et d’équipements de protection civile et de sécurité sera impérative.
Ces mesures préventives touchent également les importateurs qui doivent respecter les consignes de stockage.

Selon Assabah, le stockage des armes et des munitions se fait dans des dépôts privés à Casablanca, ce qui constitue une menace et un danger surtout au cas où elles tomberaient entre les mains d’extrémistes.
Le quotidien nous apprend que le nombre des sociétés importatrices  autorisées au Maroc n’est plus que de deux après la fermeture d’une troisième. La loi impose le stockage à Dar El Baroud (entrepôt d’arsenal) soumis à la garde et à la surveillance de l’Etat selon les lois en vigueur. Les importateurs, vu les frais élevés de stockage, choisissaient le stockage privé. Désormais, ils sont dans l’obligation de stocker armes et munitions dans les deux entrepôts de l’Etat à savoir à Bouskoura et à Tit Mellil.
Le Maroc compte par ailleurs 40 vendeurs d’armes de chasse et de munitions agréés dont 3 à Casablanca.

Noureddine Boughanmi


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