Tanger: une école privée exige 620.000 DH pour la réinscription d’une élève

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Un scandale sans précédent a éclaté à Tanger à propos d’une institution privée, qui a exigé pour l’inscription d’une élève, la totalité des frais scolaires d’une classe. Lesquels frais s’élèveraient, au total, à 620.000 DH!

Par conséquent, selon une source de la Direction régionale du MEN de Tanger-Asilah, une commission spéciale a été chargée d’enquêter sur cette affaire pour s’assurer de la véracité ou pas de cette information insolite, dont plusieurs médias ont fait l’écho.

Ce qui importe à la Direction régionale, selon la même source, c’est de s’assurer si l’élève en question est bel et bien inscrite à l’établissement privé pointé du doigt. Mais en ce qui concerne les autres pans de cette affaire, le dossier de celle-ci est entre les mains de justice qui tranchera et la Direction régionale du MEN ne peut en aucun cas intervenir, a précisé notre source.

Par ailleurs, le père de l’élève a déclaré avoir réinscrit sa fille, à la fin de l’année scolaire écoulée, mais qu’aucun reçu ne lui a été délivré, ont rapporté certains médias. Et il a ajouté avoir été désagréablement surpris, au début de la rentrée scolaire 2020-2021, par l’administration de l’établissement qui lui a demandé de payer les frais de scolarité d’une classe.

De ce fait, le père a été obligé de faire appel à la justice et il a eu gain de cause. Et ce, car le verdict prononcé à l’encontre de l’établissement est le versement d’une amende de 500 DH, pour chaque jour de retard de l’élève concernant la reprise de ses cours.

Les mêmes sources ont précisé que le papa a ensuite reçu une correspondance de l’établissement scolaire, exigeant de nombreuses conditions inimaginables dont le dessein, croit-on, est de le faire renoncer à vouloir garder sa fille au sein de cette école. Et parmi ces conditions, la plus incroyable est celle de payer les frais scolaires annuels d’une classe entière, dont la jeune fille serait l’unique élève!

Ledit établissement a expliqué cette décision incroyable par le fait que toutes les classes connaissent déjà un sureffectif et, vu les circonstances sanitaires que vit le pays, il sera procédé à la création d’une classe spéciale dont la jeune fille concernée sera la seule élève. Tout en promettant de veiller à ce que les cours de l’élève soient bien assurés, on exige du père de verser 620.000 DH mensuellement. Ce qui équivaut à 62 millions de centimes pour 10 mois de scolarité!

Larbi Alaoui et Kawtar Zaki

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