Le satellite Mohammed VI-A expliqué par Ahmed Réda Chami

Le Maroc est resté assez discret concernant le lancement de son satellite qualifié “d’espion” par l’Espagne et l’Algérie. Et peu d’officiels, voire aucun, n’ont commenté cet événement historique pour le Maroc.

“Cela fait partie d’une culture du secret dont l’objectif est de faire peser la menace, mais sans menacer directement. C’est une forme de dissuasion”, indique Florence Sborowsky, chercheuse à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), citée par le journal Le Monde.

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L’ambassadeur du Maroc auprès de l’Union européenne, Ahmed Réda Chami, a déclaré à Bruxelles que le satellite Mohammed VI-A “permettra de voir ce qui se passe sur le territoire national, notamment en matière de météo. Et c’est important pour notre agriculture”.
Il n’exclut pas non plus que l’immigration clandestine soit également concernée. “Nous revendiquons le droit à la modernité. Mais personne ne devrait s’inquiéter parce que c’est fait dans de bonnes intentions”, a-t-il ajouté.
Le quotidien Le Monde revient aussi sur les réactions de l’Espagne et de l’Algérie. Nos voisins espagnols craignent que “l’avantage technologique sur lequel repose la dissuasion ne s’amoindrisse”.
“On pensait que l’Algérie allait dépasser le Maroc puisqu’elle était la seule à avoir une agence spatiale. Grâce au transfert de technologies, Alger avait participé à la construction de ses petits satellites, Alsat 1 et 2. Mais avec un engin d’une telle puissance, le Maroc a pris de l’avance”, souligne Florence Sborowsky.

Soufiane Laraki

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