Saïd Chaou: qui est le trafiquant de drogue originaire d’Al Hoceima arrêté aux Pays-Bas?

Le trafiquant de drogue Saïd Chaou a été arrêté aux Pays-Bas et sera extradé au Maroc, a indiqué, jeudi à Rabat, le ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement et la société civile, Porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi. 
Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Nasser Bourita, a informé le Conseil du gouvernement de l’arrestation aux Pays-Bas de ce trafiquant qui sera poursuivi en justice pour les crimes qu’il a commis, a ajouté El Khalfi lors d’un point de presse à l’issue de la réunion hebdomadaire du Conseil, précisant que Chaou sera extradé au Maroc.
Mais qui est donc ce Saïd Chaou? Rappel.
Cet individu est natif de 1967 au hameau dit « Mendou » dans la région d’Al Hoceima. C’est là où il entame sa scolarité pour la poursuivre ensuite à Tanger et à Fès, sanctionnée par un baccalauréat obtenu en 1985. Après quoi, il a trouvé le moyen d’émigrer aux Pays-bas au début des années quatre-vingt-dix pour y s’établir et s’y adonner au trafic de l’or vert. Il a même profité de la législation hollandaise en matière de consommation du cannabis pour ouvrir un café-restaurant spécialisé dans la vente des doses de chira. Mais, Saïd Chaou a violé la législation pour voir son commerce fermé par les autorités.
Il a des liens de parenté directs avec Ilyas El Omari, le secrétaire général du PAM et président de la Région Tanger-Tétouan-Al Hoceima et a même été député du parti Al Ahd Addimocrati du Dr Najib El Ouazzani. Cependant, il a du quitter le parti après un grand différend qui l’a opposé à El Omari du temps où les deux partis avaient formé un groupe commun. Ce litige a été l’occasion pour lui de publier des documents attestant, selon lui, qu’Ilyas El Omari était un agent des services secrets.
La police marocaine s’est intéressée à lui, lors de l’arrestation d’un certain  nombres de personnes impliquées dans le trafic international des stupéfiants, qui se sont avérés les lieutenants de Saïd Chaâou. Ayant senti l’étau se resserrer sur lui, il s’exile aux Pays-bas dont il détient la nationalité.
Il s’est illustré ces derniers mois par ses actions de soutien ouvert aux activistes du Rif, notamment en organisant les 20 et 21 mai dernier une rencontre à Madrid dédiée aux événements du Rif et à l’issue de laquelle, il a envoyé un mémorandum au secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, lui demandant « d’assurer la protection internationale du peuple rifain, victime de l’oppression de l’occupation marocaine et de la répression des forces coloniales ».
Il avait publié sur les réseaux sociaux un Live dans lequel il présente sa vision sur les événements du Rif, précisant que l’un des problèmes majeurs de la crispation actuelle, réside dans le rôle d’intermédiaire entre le Roi et les Rifains que d’aucuns entendent jouer. Or, dit-il, le Rif n’a pas besoin d’intermédiaires pour s’adresser au Roi, surtout pas ceux qui veulent se présenter comme des amis très proches de Mohammed VI,  en allusion à son cousin Ilyas El Omari.
Pour lui, Nasser Zefzafi aurait du qualifier le parti de l’authenticité et de la modernité (PAM) de bande criminelle au lieu de simple fonds de commerce politique, parce que, poursuit-il, au tout début, « ces gens ne possédaient rien du tout, alors que maintenant ils gèrent des projets de plusieurs milliards ».

T.J.


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