Reportage: le circuit « très spécial » du poisson au Maroc

Avec presque 3600 kilomètres de côtes méditerranéennes et atlantiques, que d’aucuns nous jalousent, les Marocains devraient avoir du poisson à table, deux à trois fois par semaine, voire chaque jour que Dieu fait. Et ce, à des prix modiques à la portée des toutes les bourses, surtout celles des foyers démunis.

Hélas, ce n’est pas le cas et même la sardine boude la table marocaine en affichant des prix jamais vus de 30 DH le kilogramme. Suite à la campagne de boycott de certains produits de consommation, lancée il y a de cela plus d’un mois sur les réseaux sociaux, une campagne similaires de boycotter également le poisson a été envisagée avec plus ou moins de succès d’ailleurs.

« Khallih i3oum » (Laisse-le nager!) et, plus fort, « khallih yakhnaz » (laisse-le pourrir!) deviennent les maîtres-mots de cette campagne anti-poisson et fruits de la mer (des crevettes à 130 DH aujourd’hui à Rabat et monseigneur le calamar qui plafonne à plus de 250 DH/kg!).

Le Site Info a voulu en savoir davantage sur cette hausse vertigineuse des prix du poisson et des produits de la mer, surtout en ce mois sacré de Ramadan où la consommation de ces mets croît normalement si ce n’était leur cherté cette année. Leur périple de la mer, au port de pêche de Casablanca, à la vente aux enchères (dlala) au marché de gros, aux intermédiaires et, enfin, chez le poissonnier est ainsi décrit, étape par étape…

Cette nouvelle migration du poisson, après celle en mer avant d’être pêché, nous montre comment le prix initial modique (10DH/kg au grand maximum pour la sardine) atteint des hauteurs vertigineuses et anormales, par la grâce mercantile de différents « requins » terrestres avant d’atterrir dans nos assiettes.

Voilà le sujet du reportage que l’équipe de Le Site Info vous a concocté, avec des déclarations chocs de certains professionnels du secteur, ainsi que de responsables. Les différentes surenchères des marchands, entre autres vérités dévoilées pour la première fois sur la cherté des prix du poisson et des produits de la mer, ne feront que conforter leur désertion involontaire sur plusieurs tables jusqu’à ce que leurs prix (re)deviennent abordables pour tous.

Gageons que, dorénavant, il sera plus compliqué pour certains de s’entêter à noyer le poisson!

Larbi Alaoui


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