Recalé pour avoir situé Sebta et Melilla en dehors de l’Espagne

Un immigré marocain résidant en Espagne depuis la fin du siècle dernier, s’est vu refuser par la Chambre du contentieux de la Cour nationale, la nationalité espagnole à laquelle il aspirait. Motif: il serait passé à côté de la justesse des questions orales posées pour une éventuelle naturalisation.

La culture, la politique et la géographie notamment, lui ont fait défaut parce qu’il a situé les présides de Sebta et Melilla en dehors de l’Espagne, ce qui a constitué pour ses velléités de nationalité autre que marocaine, un crime de lèse-majesté et un motif essentiel au rejet de sa demande.

Certainement qu’on lui aurait pardonné une langue espagnole à peine marmonnée, l’ignorance de la Marcha Real, l’hymne national de l’Espagne sans paroles dont notre compatriote n’a même pas reconnu la musicalité, les dates des fêtes nationale, du travail et de San Fermin à Pampelune, quelques noms de syndicats, et surtout de n’avoir reconnu des danses espagnoles que la sardana, bottant de ses hanches, les bolero, sevillana, fandango, celle des castagnettes … ainsi que la fausseté des autres questions nécessaires à un code préliminaire d’intégration.

C’est que notre bonhomme, a aggravé son cas et vraiment mérité le zéro pointé d’un autre fait tout aussi discordant. Figurez-vous qu’il a, en outre, dit toute sa fierté d’être une personne appréciant et estimant énormément la Catalogne. En omettant par les temps qui courent, de faire profil bas, notre compatriote, pour l’heure dans l’attente de faire appel, reste bel et bien Marocain. Il n’aura, dans la vilenie de cette affaire, fait que confirmer son statut précaire d’immigré. C’est toujours ça de pris !

M.J.K

 

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