Ramassage d’ordures: combien de Marocains en vivent?

Les Marocains vivant du ramassage d’ordures ménagères sont au nombre de 7123, rapporte le quotidien Assabah. Parmi eux, 5308  exercent dans les villes et 1815 dans les décharges publiques. Dans ces dernières, on compte 14% de femmes,  ce qui veut dire que plus de 254 Marocaines subsistent en  faisant la collecte d’ordures et d’autres déchets.

Le journal ajoute que de nouvelles données estiment qu’ente 40 et 60%  de ces chiffonniers des décharges publiques ont moins de vingt ans. Tous, âges et sexes confondus, sont confrontés à des accidents de travail et risquent d’être atteints par de graves maladies, particulièrement du fait de déchets médicaux.

Le cas de ces « récupérateurs informels », dont le nom péjoratif en darija est « mikhala », suite à une enquête du secrétariat d’Etat chargé du développement durable, a été étudié et des recommandations ont été proposées. Parmi celles-ci, l’intégration de ces trieurs et recycleurs de déchets, qui ont encore une valeur marchande, dans des cahiers de charges du secteur de l’aménagement des’espaces de voirie du Royaume.

Pour ce faire, l’enquête précitée s’est appuyée sur des questionnaires et des rencontre directes sur le terrain  avec ces « récupérateurs informels, sur la voie publiques comme dans les décharges. Ceci a permis de recueillir des informations  personnelles (âge, sexe, niveau scolaire…), de connaître leur nombre exact,  le prix de vente des ordures et déchets après triage et recyclage, ainsi que le  revenu quotidien que rapporte  ce travail à chacun.

D’un autre côté, la Cour des compte considère que cette activité est illégale dans un rapport sur la récupération, le triage, le recyclage et la vente des objets issus de la décharge de Mediouna, à Casablanca. Ledit rapport fait état de 500 personnes  y exerçant  le travail de « récupérateur informel », dont de nombreux mineurs.

Larbi Alaoui




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