Projets d’Al Hoceima: des têtes pourraient bientôt tomber

Plus d’un an après le limogeage, par le roi Mohammed VI, de quatre ministres pour leurs manquements dans l’exécution du programme Al Hoceima Manarat Al Moutawassit, le président de la Cour des Comptes Driss Jettou a décidé d’ouvrir une nouvelle enquête sur les retards et la non-exécution de plusieurs chantiers du programme.

Selon Al Massae, le responsable a adressé une note aux présidents de communes et à plusieurs responsables dans la région d’Al Hoceima, leur annonçant que la Cour est en train d’élaborer un rapport pour évaluer l’évolution des différents chantiers du programme et dont la plupart connaissent de multiples dysfonctionnements.

«Cette enquête vise à déterminer les chantiers dont la réalisation n’a pas encore démarré ou qui a été interrompue à cause de certains dysfonctionnements. Les raisons de ces retards et ces non-exécutions doivent être identifiées», peut-on lire dans ce document publié exclusivement pas le quotidien arabophone.

«Suite à la réunion tenue le 29 novembre 2018 au siège de la préfecture avec le président du conseil régional chargé de cette mission, je vous demande de lister les projets de la région entamés en 2013 et qui sont financés entièrement ou partiellement par les communes ou par d’autres institutions publiques», a affirmé Driss Jettou dans cette note.

Rappelons que le roi Mohammed VI a limogé le 24 octobre 2017 Mohamed Hassad, ministre de l’Education, Nabil Benabdellah, ministre de l’Habitat, Houcine El Ouardi, ministre de la santé et Larbi Bencheikh, Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation nationale. Le PDG de l’ONEE Ali Fassi Fihri a également été relevé de ses fonctions.

D’anciens responsables politiques ont été pointés du doigt dans le rapport présenté par Driss Jettou au Souverain. Il s’agit de Rachid Belmokhtar, ancien ministre de l’éducation nationale, Lahcen Sekkouri, ancien ministre de la jeunesse et des sports, Mohamed Amine Sbihi, ancien ministre de la Culture, Lahcen Hadad, ministre du tourisme et Hakima Haité, ancienne ministre déléguée chargée de l’Environnement. Selon le communiqué du Cabinet Royal, les personnes citées ont “failli à la confiance du Roi” (… ) qui ne risque pas de leur confier d’autres missions.

Driss Jettou a remis en cause les excuses concernant les retards et dysfonctionnements dans les projets d’Al-Hoceima qui ne sont pas assez convaincantes, même s’il n’y a “aucun cas de fraude” à signaler.

Noura Mounib

 

 

 


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