Prix des carburants au Maroc: les premiers détails de l’enquête parlementaire

Les conclusions de l’enquête parlementaire sur les prix des carburants au Maroc seront présentées ce 15 mai. C’est ce qu’a annoncé la commission des Finances et du développement économique à la Chambre des représentants. Une décision qui s’inscrit dans un contexte particulier marqué par la campagne de boycott de certains produits de consommation, dont les carburants, lancée sur les réseaux sociaux. Sans oublier le débat houleux qu’a connu la dernière séance plénière de la chambre basse du Parlement à propos de cette campagne.

Dans un communiqué, le président de la commission, le PJDiste Abdellah Bouanou, a précisé que cette séance sera l’occasion « de présenter et discuter le rapport de la mission exploratoire temporaire sur la méthode de fixation des prix de vente au public, et la réalité et les conditions de concurrence au sein du secteur des hydrocarbures, après la décision de la libéralisation des prix ». Une décision, rappelons-le, prise par le gouvernement Benkirane en 2015.

Selon le site Hespress, alors que des sources au sein de l’Hémicycle affirment que les groupes parlementaires n’ont toujours pas reçu ledit rapport, d’autres relevant de la commission des Finances confirment que les départements ministériels concernés et les groupes parlementaires ont tous reçu le document depuis quelques jours. Et de préciser que la commission est quasiment unanime quant aux recommandations et conclusions émises dans le rapport. On note par exemple que le prix moyen des carburants au Maroc est le plus bas parmi tous les pays européens et africains non producteurs de pétrole.

Toujours selon Hespress, qui a obtenu une partie des conclusions du rapport, celui-ci souligne que les prix des carburants dans tous les pays non producteurs de pétrole et où les subventions de l’Etat sont inexistantes, ne sont pas moins chers qu’au Maroc, citant à titre d’exemple la France, où le prix d’un litre varie entre 14 et 21 dirhams, et le Sénégal où le prix atteint 11 dirhams.

Aussi, ledit rapport attribue la hausse des prix dans ces pays aux impôts, soulignant la détermination du gouvernement marocain à garantir la concurrence entre les entreprises du secteur.

Soufiane Laraki


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