Pourtant interdite, la chicha est toujours consommée dans les lieux huppés de Marrakech

Consommer quelques grammes de chicha équivaut à la consommation de 100 cigarettes, affirment les spécialistes. Mais ceci ne semble pas dissuader les jeunes hommes et surtout les jeunes femmes qui s’adonnent de plus en plus à cet exercice au narguilé. Depuis une bonne quinzaine d’années, cet appareil typiquement oriental a atterri au Maroc et a trouvé un terrain propice à une propagation fulgurante.

Ce phénomène a fini par alerter les autorités publiques, suite aux différentes sonnettes d’alarme tirées par les milieux médicaux. Ainsi, certains walis et gouverneurs ont ordonné des campagnes d’assainissement sur la base d’arrêtés préfectoraux interdisant l’utilisation des narguilés et la consommation de la chicha dans les lieux publics, d’autant plus que sous couvert de ce produit, les utilisateurs dissimulent du hachich et en consomment librement et impunément.

Des opérations coup de poing se sont déroulées dans plusieurs villes du pays avec plus ou moins de réussite. Mais si le phénomène a sensiblement diminué, il subsiste dans des lieux qui se considèrent encore au dessus de la loi. C’est le cas de plusieurs établissements classés de la ville de Marrakech où hôtels, restaurants, bars et autres night-clubs continuent à offrir à leurs clients des services de ce genre, allant même jusqu’à aménager des espaces dédiés spécialement à cette consommation.

Ceci a indigné les associations de la société civile qui interpellent les autorités de la ville ocre pour appliquer l’arrêté du 26 décembre 2006, interdisant cette consommation sous quelque forme qu’elle soit dans les lieux publics. Mais, apparemment, même la chicha commence à obéir à la logique de classes et son interdiction épargne les milieux nantis.

E.F.

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