Phénomène: ces ados qui deviennent imams au Maroc

Le nombre de jeunes imams augmente lentement mais sûrement au sein des mosquées marocaines.

Ce phénomène inhabituel a surpris l’opinion publique, surtout après son approbation par le ministère des Habous et des affaires islamiques.

L’objectif de cette approbation consiste à faire souffler un vent de modernité sur l’univers des imams, connu pour être fermé et traditionnel au plus haut point. Le gouvernement marocain a voulu donner ainsi un nouvel élan aux écoles coraniques considérées comme la base spirituelle et historique de l’islam dans le royaume.

En effet, les écoles coraniques, aussi modestes qu’elles paraissent, permettent, d’après le gouvernement, de réguler l’extrémisme religieux et transmettent ainsi le message de la foi d’une manière modérée. C’est pour cela que les dirigeants ont décidé de laisser les jeunes élèves des écoles coraniques embrasser la profession d’imam.

Hormis l’apprentissage complet du Coran et de ses versets, les jeunes ados apprennent les principes fondamentaux de la profession et passent des concours de sélection sous le haut patronage du roi Mohammed VI. D’après Deutsche Welle, le ministère des Habous aurait autorisé plusieurs adolescents, âgés entre 13 et 18 ans, à devenir imams aux quatre coins du royaume. Or, les statistiques officielles ne sont pas publiées et il est estimé qu’une cinquante de jeunes prêchent dans les mosquées de Rabat.

Parmi ces jeunes enfants devenus imams par passion, Oussama Slimani, âgé de seulement 14 ans, est un jeune imam qui a commencé à apprendre les versets du Coran dès qu’il a prononcé ses premiers mots. Il a connu sa première expérience d’imam à l’âge de huit ans. Il la décrit comme une aventure unique qui lui a permis de s’imposer devant ceux qui prient, souvent plus âgés. Malgré son jeune âge, il a su les convaincre et les fidéliser. Ils ne jurent désormais que par sa parole, dans une mosquée d’un quartier populaire de Salé.

Ces jeunes prêcheurs ne perçoivent jusqu’à maintenant aucun salaire et leur métier relève du bénévolat. D’après Deutsche Welle, les jeunes imams choisissent eux-mêmes leur vocation, après avoir terminé l’apprentissage complet du Coran. Ils reçoivent alors une autorisation du ministère des Habous qui leur permet de réaliser leur rêve, sans toutefois remplir leurs poches.

S.A.


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