Pénurie de médicaments vitaux dans les pharmacies

La pénurie chronique des médicaments dans les hôpitaux et les pharmacies est devenue un véritable casse-tête pour les malades et leurs familles.

Dernier épisode en date, selon nos sources, suite à la rupture de stock de certains médicaments pour enfants (Ndlr : qui a fait l’objet d’un démenti de la part du ministère de la santé le 3 août courant), les pharmacies ont enregistré une autre rupture de stock touchant sept médicaments vitaux qu’on ne peut remplacer par d’autres. Ils concernent notamment les maladies gynécologiques, la malaria, le paludisme et l’hépatite B.

Les médicaments distribués à travers le réseau des pharmacies et non pas des hôpitaux sont épuisés des rayons des pharmacies depuis près de deux mois et aucune mesure n’a été prise jusqu’à présent pour remédier à cette situation, affirment nos sources.

Parmi les médicaments recherchés désespérément, la Nivaquine antipaludique et le Plaquentil antipaludique, destinés au traitement préventif et curatif du paludisme, le Nupentin antiépileptique et le Gamox antiépileptique pour le traitement de l’épilepsie.

Certaines parties attribuent cette pénurie à des lobbies de l’industrie pharmaceutique au Maroc désirant faire pression sur le ministère de la santé, après l’application du décret de fixation des prix des médicaments. Interrogés par nos soins, des pharmaciens pensent que cette rupture de stock s’explique par le fait que ces médicaments ne sont pas assez rentables.

Des voix s’élèvent pour demander au ministère de prendre les mesures adéquates pour faire face à ces lobbies et assurer au citoyen le droit à la santé. Elles rendent le ministère premier responsable sur les plans politique, juridique et éthique de la garantie du stock des médicaments vitaux.

N.B.

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