Pèlerinage: polémique sur les prix excessifs des vaccins au Maroc

Le prix des vaccins contre la méningite, obligatoires pour effectuer le pèlerinage, ne cesse d’augmenter. Cette situation a provoqué la colère des Marocains qui se rendent à La Mecque pour Al Omra. 

L’Institut Pasteur de Casablanca explique que les Marocains qui souhaitent accomplir Al Omra sont dans l’obligation de se faire vacciner contre la méningite. Pour effectuer son pèlerinage à La Mecque, il faut également se faire vacciner contre la grippe. Le vaccin doit être administré 10 à 15 jours avant le départ.

Une Casablancaise nous raconte: « Les visites démarrent à 6 heures du matin avec une file d’attente d’environ 25 personnes, et peuvent se terminer à 11 heures, si le stock des vaccins est épuisé ».

D’après cette quinquagénaire, « le prix du vaccin s’élevait initialement à 180 dirhams pour les personnes âgées de plus de 55 ans et à 800 pour les moins de 55 ans. Compte tenu de la forte demande, l’Institut Pasteur a annoncé un tarif de 800 dirhams pour tout le monde ».

Elle affirme qu’  « avant le pèlerinage, les gens viennent de toutes les villes du Maroc pour faire le vaccin, mais avec parfois seulement 200 dirhams en poche, ils sont obligés de rebrousser chemin… ». On imagine leur déception lorsqu’ils apprennent qu’il faut impérativement débourser 800 dirhams.

« Beaucoup d’agences de voyages proposent un faux certificat qui atteste que vous avez été vacciné, ça facilite la vie à ces gens et c’est malheureusement la seule solution pour eux », témoigne-t-elle enfin.

« Le vaccin contre la méningite connaît une pénurie non seulement au Maroc, mais à l’échelle mondiale parce que son mode de fabrication diffère de celui des antibiotiques », précise Naïma El Mdaghri, directrice de l’Institut Pasteur, au quotidien Al Massae. Elle ajoute: «Il se trouve qu’un deuxième vaccin existe, plus efficace que le premier qui est moins cher».

Elle affirme que «le vaccin qui coûte 180 dirhams est efficace la première fois, mais lorsqu’on l’utilise une seconde fois il donne de moins bons résultats, alors qu’avec le nouveau, l’immunité augmente à chaque vaccination».

«Ce qui s’est passé, c’est que le premier vaccin contre la méningite est souvent en rupture de stock. Nous sommes donc obligés de proposer uniquement celui qui est plus cher», explique la directrice de l’Institut Pasteur.

Elle précise: « En tant qu’institution publique, nous ne pouvons pas aller sur le marché pour acquérir le vaccin. Nous sommes régis par des procédures juridiques. C’est pourquoi il nous parvient en petites quantités. Nous déployons de gros efforts avec le ministère de la santé pour obtenir les quantités suffisantes ».

Hicham Lamrani


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