Omar Balafrej : «Non, je ne suis pas athée»

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Omar Balafrej s’est qualifié de «laïque croyant en Dieu», assurant que la laïcité n’a aucun lien avec l’athéisme. Le député répond ainsi à tous ceux qui l’ont accusé d’athée après ses sorties concernant les libertés individuelles.

Participant, mardi, à une conférence sur les libertés à Rabat, Omar Balafrej a dit ne pas apprécier, en tant que député, certains points du code pénal parce qu’ils ne correspondent pas à ses principes. «C’est pour cela que j’ai proposé certaines modifications comme la suppression de la peine de mort et le durcissement des peines à l’encontre des pédophiles. Il est totalement inconcevable que les violeurs d’enfants écopent de 5 ans de prison seulement», s’est insurgé Balafrej.

Le député a également rappelé avoir proposé que les articles concernant les libertés individuelles soient modifiés. «Je veux défendre les principes auxquels j’adhère et j’essaie d’expliquer aux citoyens que ce code pénal doit protéger la société et trouver des solutions à ses problèmes. J’ai ma propre philosophie et toute personne a le droit de s’exprimer, librement», a souligné le député.

Balafrej est aussi revenu sur les critiques acerbes qui lui ont été adressées par les mouvements islamistes radicales au Maroc et en Arabie Saoudite, lorsqu’il a défendu les libertés individuelles. Le député a, à cette occasion, applaudi certaines personnes qui étaient ouverts au dialogue bien qu’elles n’aient pas la même idéologie. «Je donne l’exemple d’Amina Maelainine. Elle s’est développée et a adopté une attitude autocritique. Elle dit qu’elle a changé et voit désormais les choses d’un angle différent. Maelainine est, aujourd’hui, ouverte au dialogue. Pourtant, plusieurs partis, qui se disent modernes, m’ont critiqué à cause de mes opinions. On trouve toujours des difficultés avec ceux qui se disent ouverts et modernes», a déploré Balafrej.

N.M.

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