Nouvelles révélations sur Benalla, le Maroc évoqué

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“L’affaire sans fin”, comme l’appelle le site d’investigation Mediapart, ne cesse de livrer ses secrets. Ce qui signifie que l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron n’est pas sorti de l’auberge, loin s’en faut. Tout au contraire, de nouvelles révélations mettent Alexandre Benalla dans de nouveaux beaux draps.

En effet, Mediapart vient de lever le voile sur de nouvelles et louches transactions que Benalla aurait négociées, alors même qu’il était encore en service à l’Elysée.

Elles consistaient, par l’intermédiaire d’un ancien policier du Groupe Velours, le dénommé Jean-Maurice Bernard, à proposer la protection d’un oligarque russe, proche de Vladimir Poutine. Ceci, en contrepartie de la modique somme de 2,2 millions d’euros.

Il s’agissait, en fin de compte, de la protection de la compagne d’Iskander Makhmudov et des triplés du couple, âgés de sept ans, par “une équipe militaire surqualifiée”, précise le site d’investigation. Et le 28 juin 2018, la première tranche de ce contrat juteux avait été versée sur le compte de la société Mars. Elle était de 294 000 euros, alors que le Groupe Velours, en charge des frais et des salaires avait, pour sa part, reçu 172 000 euros, le 21 juillet de la même année.

Pourtant, de nouvelles donnes donnent le tournis à propos de cette affaire de protection rapprochée. Le contrat avec Mars a été résilié et les fonds recueillis reversés à France Close Protection, société créée pour les besoins de la cause. Un autre contrat de 980 000 euros a été, par la suite, signé avec Farkhat Akhmedov, un autre oligarque russe, pour sa protection et celle des siens.

Tout ce pactole, dont l’ayant droit n’est autre qu’Alexabdre Benalla “himself”, a été transféré à une nouvelle entité. Celle-ci se nomme Instra Conseil et est domiciliée à… Marrakech.

Larbi Alaoui

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