Meknès: une association affirme qu’un père a martyrisé son fils de 7 ans

Agé de 7 ans, un enfant était le souffre-douleur de son père. C’est en tout cas ce qu’affirme Najia Adib, présidente de l’association “Touche pas à mes enfants”. Elle a découvert l’atrocité de ce que subit la victime originaire de la région de Haj Kaddour, aux environs de Meknès.

La militante raconte que le père qui séquestrait son fils utilisait des chaînes en fer, des couteaux et des tuyaux pour le martyriser. “Il assénait des coups de pied à la victime aux mains attachées”.
Najia Adib a réussi à discuter avec le petit garçon, derrière une fenêtre presque fermée, et à prendre par la même occasion des photos et des enregistrements en guise de preuves. La présidente a directement avisé les autorités d’El Hajeb qui se sont déplacées chez la victime. L’association a déposé plainte à la Cour d’appel de Meknès contre ce père.

Aussitôt après le déclenchement de cette affaire, le procureur général du roi près la cour d’appel de Meknès a pourtant démenti ces informations.

“Suite aux informations publiées par des sites électroniques et dans des réseaux sociaux, citant une association active dans le domaine de la défense de l’enfance, et faisant état de la séquestration d’un enfant de sept ans par son père dans une ferme dans les environs de la ville de Meknès, le parquet général a, dès réception d’une plainte de ladite association, ouvert une enquête pour vérifier la véracité de ces informations”, indique un communiqué du procureur du roi près la cour d’appel de Meknès.

Des éléments de la gendarmerie royale se sont ainsi déplacés ce mercredi à 7h du matin, en compagnie de la partie plaignante, à l’adresse du père de l’enfant en question, poursuit le communiqué, relevant qu’il a été constaté que l’enfant “se déplaçait en toute liberté dans la cour de la maison, n’étant ni ligoté ni séquestré et ne portant aucune trace apparente laissant penser qu’il a été attaché”.

Il a été décidé de soumettre l’enfant à une expertise médicale et de poursuivre les investigations pour déterminer les tenants et les aboutissants de cette affaire, ajoute la même source.

De son côté, l’association persiste et signe: “l’enfant à bel et bien été maltraité”, déclare Najia Adib à Le Site info. “Nous avons des témoins et nous allons le prouver”, insiste la présidente de l’association.

S.L.

 

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