Le Maroc retrouvera-t-il son siège au sein de l’Union africaine?

Après trente-six années de rupture, le Maroc semble s’acheminer vers la reconquête de son siège au sein de l’instance panafricaine.

«Il n’y a pas de fumée sans feu», dit-on. Il y a quelques semaines, le roi Mohammed VI recevait en grande pompe le président rwandais, Paul Kagamé, qui a été décoré du grand cordon Al Mohammadi, la plus grande distinction du royaume.

Une première pour un président d’un pays d’Afrique de l’Est, région avec laquelle le Maroc n’entretenait pas de relations cordiales, à cause, vous l’avez deviné, de la question du Sahara.

Il y a quelques jours, la Zambie, qui fait partie de ce lot, vient de revoir sa position et de retirer sa reconnaissance au Polisario.

Si l’on ajoute à cela le périple qu’a mené Salaheddine Mezouar le conduisant dans plusieurs pays africains, y compris d’Afrique de l’Est, ont peut aisément conclure qu’un grand événement est en train de se préparer.

Or, cet événement n’est autre que le retour du Maroc dans le giron de l’Union africaine, l’ancêtre de la défunte OUA de laquelle le Maroc s’était retiré en 1984, après que le sinistre secrétaire général de cette instance, Edem Kodjo eut introduit l’organisation séparatiste dans cette organisation panafricaine.

Akhbar Al Yaoum se base sur des indices sérieux pour affirmer que la décision du Maroc d’intégrer l’UA est déjà prise en haut lieu et que les jours qui viennent ne feront que le confirmer, d’autant plus que la capitale du Rwanda, Kigali, abrite ce week-end le 27ème congrès extraordinaire de l’instance africaine.

Le quotidien estime que ce sont les pays amis du Maroc qui ont insisté pour que le royaume réintègre l’UA et mette ainsi fin à la politique de la chaise vide pratiquée pendant 36 longues années. Ce qui ne laisse planer aucun doute sur cette décision, ce sont les préparatifs exceptionnels menés par des équipes de télévision qui vont devoir couvrir l’événement.

Certains pensent que le Souverain participera en personne à ce sommet. Il n’en demeure pas moins que la question de la présence du Polisatio au sein de l’UE pose problème. Les amis du Maroc affirment que cette anomalie peut être corrigée, d’autant plus que sur les 54 pays africains, seuls 17 reconnaissent le Front Polisario, 26 ne l’ont jamais reconnu et les autres sont soit neutres, soit ont retiré leur reconnaissance.

Quoi qu’il en soit, le Maroc, même en dehors des instances africaines, a joué un rôle prépondérant dans le domaine de la coopération entre les pays africains, à tel point qu’il est considéré aujourd’hui comme leader dans l’investissement continental.

T.J.


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