Maroc: précisions sur un médicament destiné aux personnes atteintes d’épilepsie

Le scandale de la Dépakine est-il arrivé au Maroc? En tout cas, le ministère de la Santé a tenu à mettre les choses au clair concernant ce médicament controversé, notamment en France. Précisions.

Le département d’Anas Doukkali a souligné que le valproate de sodium, commercialisé sous le nom de « Dépakine », est toujours en vente dans plusieurs pays du monde, a démontré son efficacité pour le traitement des cas d’épilepsie et de troubles bipolaires, et demeure nécessaire dans certains cas.

Réagissant à une information relayée récemment par un média au sujet de la commercialisation de ce médicament prescrit aux patients souffrant d’épilepsie dans les pharmacies du Maroc, bien qu’il soit interdit dans plusieurs pays, notamment la France, le ministère indique qu’il s’agit de fausses informations, reflétant « l’ignorance de leur auteur de l’ensemble des aspects scientifiques et techniques à ce sujet et contenant des faits erronés, à même de nuire non seulement au secteur de la santé, mais aussi à la santé des citoyens ».

« Le ministère a décidé, après la réunion de la commission nationale consultative de pharmaco-toxico-réacto-matériovigilance et essais thérapeutiques, le 30 août 2016 et le 02 août 2017, d’interdire la prescription de médicaments contenant le valproate de sodium pour les filles, les adolescentes, les femmes en âge de procréer, et les femmes enceintes, sauf en cas d’inefficacité ou en cas de non-tolérabilité des alternatives thérapeutiques », peut-on lire dans le communiqué du département ministériel.

Et d’ajouter que le ministère « a fait part d’une décision prise, dans ce sens, pour l’utilisation d’alternatives thérapeutiques pour le traitement des filles, des adolescentes et des femmes en âge de procréer, ainsi que des femmes enceintes souffrant de troubles épileptiques ou bipolaires ».

« Le ministère a également décidé que les prescriptions de médicaments contenant du valproate de sodium soient émises par des médecins spécialisés, à savoir des neurologues, des psychiatres et des pédiatres. Le médecin généraliste peut émettre cette prescription, après coordination avec le médecin compétent, et réévaluer l’intérêt et le risque d’utilisation du médicament », lit-on dans le communiqué.

Et de conclure en indiquant que « le ministère a aussi insisté sur le contrôle et le suivi des femmes enceintes traitées par des médicaments contenant du valproate de sodium et qui sont soumises à des alternatives thérapeutiques, mettant l’accent sur l’utilité de l’acide folique avant et pendant la grossesse, le respect des doses thérapeutiques, et l’utilisation de méthodes contraceptives efficaces ».

S.L.


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