Le Maroc n’a pas de stratégie contre les catastrophes naturelles (rapport)

La Cour des comptes a publié un rapport sur les catastrophes naturelles au Maroc où elle souligne l’absence de toute stratégie à cet égard, et ce malgré l’importance de la prévention et de la gestion des risques.

Le document confirme que l’existence d’une stratégie revêt une importance capitale eu égard au rôle qu’elle est censée jouer en matière de prévention et de gestion des risques. A ce sujet, il y a lieu de noter l’existence d’un ensemble de plans sectoriels en l’absence d’une stratégie nationale clairement définie.

La gestion des risques naturels au Maroc est marquée par son aspect sectoriel et sa logique d’intervention et de reconstruction plutôt que par la prévention. Une source bien informée confirme que le royaume et les responsables n’accordent que très peu d’importance aux catastrophes naturelles dans leurs politiques publiques.

Les projets relatifs à la prévention et à la réhabilitation en matière de gestion des risques naturels du Maroc restent insuffisants. Cependant, un changement est perceptible dans les efforts consentis pour adapter la résilience aux risques et progresser d’un exercice purement technique pour s’inscrire dans une logique stratégique intégrée.

Le rapport dénonce aussi le retard dans la mise en place de la stratégie de gestion intégrée des risques. En effet, depuis le séisme d’Al Hoceïma, le Maroc a été touché par la catastrophe naturelle et a été prêt à se doter d’une stratégie globale et efficace en la matière, en s’appuyant sur des structures institutionnelles responsables aux attributions claires et précises.

Néanmoins, un bon nombre d’initiatives visant à renforcer la résilience n’ont pas permis d’obtenir les résultats escomptés, dont le projet de mise en place de la stratégie de gestion intégrée des risques (GIR) qui n’a pas encore abouti à ce jour.

Il est à signaler que le royaume a bénéficié, en avril 2016, d’un financement de 200 millions de dollars dans le cadre du projet de gestion intégrée des risques de catastrophes naturelles et de la résilience. Ce projet a pour objectif d’introduire une approche globale combinant des réformes institutionnelles, des investissements dans la réduction des risques et une assurance.

Ce financement permettra ainsi la mise en place d’un fonds national destiné à promouvoir les investissements dans des projets visant l’anticipation des catastrophes naturelles, notamment inondations, sécheresse, tsunamis, glissements de terrain et tremblements de terre, et la gestion de leurs effets.

S.A.




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