Maroc: la condition folle pour qu’une femme travaille dans un hôtel, un restaurant ou un bar

L’association attahaddi pour l’égalité et la citoyenneté a déploré les conditions posées par certains patrons d’hôtels, restaurants et cafés qui servent des boissons alcoolisées d’exiger «une autorisation de la police» pour toute femme qui travaillerait chez eux.

L’association a fait savoir que certains patrons de ces commerces exigent également que les femmes passent par une enquête policière et présentent l’autorisation de leur époux ou «tuteur» avant de pouvoir prétendre à un emploi chez eux. Dans un communiqué, dont Le Site info dispose d’une copie, l’association précise que ces conditions ne concernent que les femmes quel que soit la fonction qu’elles vont remplir (serveuse, responsable administrative ou gouvernante) et s’appliquent même à celles qui travaillent depuis longtemps dans un commerce qui sert les boissons alcoolisées.

Cette décision intervient au moment où on attend des moyens pour protéger et mettre en œuvre les acquis contenus dans la constitution, surtout ceux relatifs à la parité, et l’adoption d’un cadre pour lutter contre les violences faites aux femmes, s’insurge l’association. Les campagnes qui ont visé les hôtels, restaurants et bars auraient dû plutôt s’intéresser au respect par ces établissements de la condition de déclarer toutes leurs salariées auprès des organismes de sécurité sociale et contrôler si elles jouissent de tous leurs droits.

Pour l’association, il s’agit d’une violation flagrante des dispositions de la constitution qui interdit toute discrimination et appelle l’Etat à garantir la parité entre femmes et hommes, tout en bannissant tout traitement cruel, inhumain, méprisant ou indigne.

S.Z.

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