Main basse d’agents d’autorité sur la ferme d’un prince à Rabat

Le phénomène de spoliation ou de constructions anarchiques a malheureusement de beaux jours devant lui. Le plus grave est l’implication de certains agents d’autorité qui sont censés faire respecter la loi et lutter contre les constructions anarchiques.

Une nouvelle affaire est relayée par le quotidien Assabah: « Enquête sur la spoliation d’une ferme d’un prince à Rabat », peut-on lire. Le journal arabophone nous apprend que, le mardi 18 juillet, une commission spéciale relevant de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a bouclé son enquête au sujet de la construction de pas moins de 700 baraques anarchiques, dans des circonstances troubles, dans une ferme située à Aïn Aouda, à trente kilomètres de Rabat et appartenant à un prince.

Les sources d’Assabah indiquent que l’enquête a été déclenchée sur instructions de haut niveau de la DGSN pour tirer au clair qui se cachait derrière cette opération et les responsables impliqués, d’autant plus que le ministère de l’Intérieur avait justement sanctionné, en 2016, le caïd de la région et des agents d’autorité, suite à la construction de baraques au sein de cette ferme. Or, en dépit de ces mesures disciplinaires, les baraques ont repoussé comme des champignons.

Les enquêteurs ont passé une semaine sur les lieux pour reconstituer ce puzzle anarchique. Les témoignages de citoyens, et trois vidéos tournées par des acteurs associatifs sur des constructions effectuées la nuit, pointent du doigt la complicité de responsables locaux. Même une forêt mitoyenne de la ferme n’a pas été épargnée.

Le quotidien rappelle que ce scandale a éclaté au mois de Ramadan dernier, suite à un incendie ayant ravagé certaines de ces baraques et l’arrivée sur les lieux de hauts responsables qui ont été surpris de découvrir ces 700 constructions. Les ouvriers de la ferme ont affirmé que seules 100 baraques qu’ils occupent étaient autorisées !

N.B.

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