L’Histoire judéo-marocaine incluse dans les manuels scolaires

Des cours d’initiation à la culture judéo-marocaine seront dispensés aux jeunes Marocains pour promouvoir, parmi la jeune génération, les valeurs de tolérance et de coexistence, telles qu’elles sont garanties par la Constitution marocaine.

C’est une partie intégrante de la richesse et de la diversité de la culture et de l’histoire marocaines qui va désormais faire son entrée dans les cursus de l’enseignement marocain, afin de compléter le puzzle d’un peuple aux confluences nombreuses et variées.

Le ministre de l’Education nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur de la recherche scientifique, Saaid Amzazi, a signé, dans ce sens, une convention de partenariat avec le Centre de Recherche et d’Etude sur le droit hébraïque au Maroc et l’Association Essaouira-Mogador, en présence du président de cette dernière, André Azoulay.

C’est une entreprise de mémoire, avant tout, qui a été mise en œuvre dans le cadre de cette initiative, un effort de lutte contre les malentendus et les dérives, un travail de vulgarisation de l’histoire d’une coexistence sereine et génératrice d’une richesse sensible dans tous les aspects de la vie quotidienne contemporaine.

En annonçant la signature de cette convention, Amzazi a souligné que l’objectif consiste à consolider les valeurs de tolérance, de coexistence et de diversité au sein des établissements d’enseignement et des universités. En vertu de cette convention, les deux parties signataires œuvreront à mettre en place, à encadrer des «clubs de tolérance et de coexistence dans la diversité» et à renforcer les programmes éducatifs, culturels et scientifiques qui tendent à mettre en exergue les aspects de la diversité culturelle du Maroc.

En vertu de cette convention, il s’agit de s’ouvrir aux Institutions culturelles et aux Centres de recherches, porteurs de projets visant la consolidation des valeurs de tolérance, de coexistence et de diversité, encourager les initiatives et les talents qui versent dans cette même direction et promouvoir la participation des élèves et des étudiants et étudiantes dans les manifestations qui assurent le rayonnement du Maroc.

Né dans la dynamique de la visite historique du roi Mohammed VI à Essaouira en janvier 2020, ce momentum a été d’ailleurs largement salué comme une justice rendue à une Histoire qui a été longtemps amputée dans les manuels scolaires d’une importante composante qu’est celle de la présence séculaire des Marocains juifs et de leur apport à l’enrichissement de cette culture qui fait la fierté des Marocains.

L’Association «Mimouna» a rendu hommage à l’aboutissement de “près de quatorze années de travail acharné, de détermination et de persévérance.

Et c’est dans un lieu symbolique que cette convention a été signé, « Bayt-Addakira » (Maison de la mémoire), consacrée à la longue “coexistence sereine” des communautés juives et musulmanes dans cette ville du sud du Maroc et qui «témoigne d’une période où islam et judaïsme ont eu une proximité,une complicité et une intimité exceptionnelles”, comme le confiait André Azoulay, conseiller du roi Mohammed VI, à l’origine du projet mémoriel de « Bayt Addakira »,réalisé en partenariat avec le ministère de la Culture.

S.H.

 

#EDUCATION After almost 14 years of hard work, determination and perseverance, Moroccan Judaism has finally made it to…

Publiée par ‎جمعية ميمونة Association Mimouna‎ sur Vendredi 6 novembre 2020




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