Les enseignants contractuels répondent à Amzazi après ses propos au Parlement

Le ministre de l’Education nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a nié qu’il existe un système s’appelant « contrat » dans l’organigramme de son Département.

Saaïd Amzazi a fait cette annonce, lundi 19 avril, sous l’Hémicycle, en assurant que l’expression « recrutement par contrat » n’est qu’une affabulation ayant pour but de susciter l’attention et « de tromper l’opinion publique nationale ».

De bien entendu, la réaction des enseignants cadres des Académies régionales d’enseignement et de formation (AREF) ne s’est pas fait attendre. Ainsi, les concernés ont souligné que « le système de recrutement par contrat a pour dessein de privatiser le secteur de l’enseignement et, par conséquent, ‘en finir’ avec la Fonction publique ».

Par ailleurs, via sa page officielle sur les réseaux sociaux, la Commission de communication de la Coordination nationale des enseignants contractuels (CNPCC) a tenu à cadrer les « inexactitudes colportées » par les responsables du ministère de tutelle et à expliciter l’objectif stratégique tracé: privatisation de l’enseignement et trépas de la Fonction publique.

Et de poursuivre que « l’affaire n’est pas uniquement celle d’enseignants à qui l’on a imposé le contrat ». Elle est également celle « des enfants du peuple marocain. Le recrutement par contrat, appelé faussement « recrutement régional », a pour dessein d’en finir avec ce qui reste de la gratuité de l’enseignement et priver les enfants du peuple de leurs droits légitimes d’intégrer les filières de la Fonction publique, a précisé ledit communiqué.

Larbi Alaoui et Khadija Chafi

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